Religions en Afrique : déchiffrer un paysage en constante transformation

Le continent africain est marqué par la grande diversité de ses expressions religieuses. Cependant, dans le débat international, il est souvent réduit à un affrontement simpliste entre islam et christianisme. Dans l’ouvrage l’Afrique des religions, à l’épreuve des chiffres et des catégorisations , qui vient de paraître aux éditions Maisonneuve & Larose-Hémisphères, et qu’il a co-dirigé avec Nathalie Bernard-Maugiron, juriste et directrice de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, et Aurélien Dasré, démographe et maître de conférences à l’Université Paris Nanterre, Marc-Antoine Pérouse de Montclos, politiste et directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, revient sur les histoires locales et les pratiques sociales qui ont forgé la pluralité religieuse du continent, en croisant anthropologie, démographie, droit et sciences politiques. Extrait de l’introduction. Terre de mission par excellence, l’Afrique intéresse le religieux à bien des égards. Du fait de sa vitalité démographique, d’abord, elle fait l’objet de vifs débats sur l’ampleur, la nature et la profondeur de son islamisation et de son évangélisation, alors que les communautés de croyances des deux plus grosses religions abrahamiques sont elles-mêmes travaillées de l’intérieur par des contestations salafistes et pentecôtistes. L’Afrique subsaharienne, qui plus est, a toujours été une aire d’étude privilégiée pour les anthropologues des religions dites « traditionnelles », « fétichistes », « naturistes » ou « endogènes ». Historiquement, enfin, le continent a joué un rôle important dans le développement de l’islam et de la chrétienté. Avant même l’hégire vers Médine du prophète Mohammed, l’Abyssinie copte a ainsi accueilli des musulmans persécutés par l’aristocratie mecquoise. Sur la péninsule arabique, le premier muezzin de l’islam, Bilal ben Rabah, était quant à lui un esclave noir éthiopien. De leur côté, les pères fondateurs de l’Église comprenaient d’illustres figures comme saint Cyprien de Carthage, le théologien tunisien Quintus Tertullien ou bien encore Augustin d’Hippone, évêque de Numidie, dans l’actuelle Algérie. Pendant plusieurs siècles, le patriarcat d’Alexandrie a par ailleurs compté le plus grand nombre de chrétiens de l’Empire byzantin avant d’être officiellement détrôné par la « nouvelle Rome », Constantinople, au concile de Chalcédoine qui, en 451, le relégua au troisième rang dans la hiérarchie ecclésiastique. De l’Abyssinie copte jusqu’au royaume du Kongo, n’oublions pas non plus que des christianismes africains ont pu se développer avant l’occupation coloniale, qui fut bien plus tardive qu’en Amérique du Sud ou en Asie. L’arrivée des Européens a alors eu pour particularité de transposer les questionnements sur le religieux dans le registre d’un projet civilisationnel. Bien que leurs relations avec les autorités coloniales aient parfois été tendues, les missionnaires chrétiens ont ainsi précédé puis accompagné la conquête de territoires perçus comme « sauvages » et « arriérés ». Une fois passé le temps des résistances et des révoltes, les clercs musulmans ont, de leur côté, collaboré avec des puissances impérialistes qui, en dépit de craintes fort anciennes sur l’islam, ont fini par adopter des positions pragmatiques en vue de se concilier les bonnes grâces d’alliés de circonstances, notamment au Sahel. Parallèlement, le développement d’administrations étatiques et d’économies marchandes a bouleversé les cultes dits traditionnels ou agraires. L’ère coloniale a en effet consacré le grand basculement des populations d’Afrique subsaharienne dans le monothéisme en favorisant des conversions massives à l’islam ou à la chrétienté. La période des indépendances a ensuite renouvelé les enjeux sociaux et politiques du religieux. Les catholiques et les anglicans, notamment, ont perdu leur position d’autorité face à la prolifération d’églises « indépendantes » puis « pentecôtistes » qui, pour certaines d’entre elles, existaient déjà depuis plusieurs décennies. En pleine guerre froide ont par ailleurs émergé de nouveaux acteurs du réveil islamique qui ont été qualifiés, tantôt de fondamentalistes, tantôt de réformistes. Dans un premier temps, les salafistes se sont surtout opposés aux traditionalistes soufis et n’ont guère inquiété les pays occidentaux du fait de leur profonde hostilité au bloc communiste et à l’athéisme marxiste. Mais la guerre « globale » contre le terrorisme et le djihadisme a bientôt remis en cause certains des paradigmes qui avaient jusqu’alors dominé les analyses du religieux en Afrique. À l’orée du XXIe siècle, on a en effet assisté à une floraison d’études sur le salafisme et la « radicalisation de l’islam ». Dans le même temps, les recherches sur l’Église catholique ou les protestants « orthodoxes » sont tombées en désuétude au profit d’un intérêt renouvelé pour des mouvements évangéliques, pentecôtistes et prophétiques parfois qualifiés de syncrétiques. Les termes du débat n’en ont pas moins continué d’être encadrés par des catégories d’analyse juridiques, démographiques et sociologiques qui dataient en grande partie de la période coloniale. Un débat scientifique en plein renouvellement Ce livre a pour ambition de revisiter les questions religieuses à l’épreuve des chiffres et des catégorisations, entendues ici comme des typologies dans les recensements et des listes de cultes reconnus sur le plan juridique. Dans le cadre d’une approche empirique et sans prétentions théoriques, l’objectif est notamment de confronter les catégories officielles des autorités étatiques avec les réalités du terrain et les diverses interprétations locales ou nationales des phénomènes qualifiés de religieux. Les chapitres constitutifs de l’ouvrage portent non seulement sur les musulmans et les chrétiens, mais aussi sur des ensembles hybrides et difficilement définissables au regard des récits dominants sur les appartenances confessionnelles à une échelle globale. C’est donc dans le rapport aux autres communautés de croyances et dans les contours de chacune d’entre elles que les études qui suivent visent à comprendre les transformations religieuses en Afrique. Résolument pluridisciplinaire et innovante, la démarche mobilise des spécialistes du droit, de la démographie, des sciences politiques, de l’anthropologie, de l’histoire et de la science des religions. Elle fait le pari qu’on peut effectivement comparer des systèmes de croyances. Dans le même temps, les auteurs de ce volume reconnaissent pleinement les spécificités des communautés qu’ils analysent. Ils ne cherchent nullement à soutenir que certains concepts d’ordre théologique seraient transposables d’une religion à l’autre. Ils n’ont pas non plus la prétention de produire une synthèse de nos connaissances à partir d’une littérature académique déjà très riche et fort abondante sur la définition des religions, des systèmes de croyances et des communautés de foi en Afrique et, d’une manière générale, dans le

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Islam et capitalisme

La question du rapport entre l’islam et le marché n’est pas nouvelle. Cherchant à expliquer le retard économique des pays musulmans, de nombreux analystes ont exploré les liens de causalité éventuels entre islam et sous-développement. Alors pourquoi le capitalisme s’est-il développé tardivement dans le monde musulman ? Ce fait historique a engendré le préjugé que l’islam serait un frein au développement du capitalisme. Cet article a pour objectif de traiter le rapport et Islam et capital/islam  en s’appuyant sur les analyses de deux grands auteurs. Il s’agit  de l’historien et sociologue français Maxim Rodinson et  de l’économiste américain Timur Kuran. I) Maxim Rodinson Le sociologue et historien français Maxime Rodinson dans son œuvre magistral « Islam et capitalisme »  a démontré  que détenir des biens et prospérer n’est incompatible ni avec les sociétés arabes, ni avec l’islam. La piété est le seul critère de supériorité aux yeux de Dieu, mais l’enrichissement n’est pas remis en cause. Avant l’avènement de l’islam, les Arabes et les Mecquois étaient connus pour être de grands commerçants. Le prophète Mohammed a d’ailleurs été l’époux de la riche Khadija, dont les affaires étaient prospères. Elle l’avait recruté et les qualités commerciales du futur prophète de l’islam retinrent son attention. Ainsi, avant d’être un prophète, Mohammed a été un commerçant. Mais l’enrichissement n’est pas remis en cause. Avant l’avènement de l’islam, les Arabes et les Mecquois étaient connus pour être de grands commerçants. Rodinson  a souligné également que ces sociétés ont plutôt intérêt à développer les richesses : le troisième pilier de l’islam est la zakat, un impôt annuel obligatoire versé sous des conditions de revenus par chaque musulman aux nécessiteux. « S’enrichir par le bien et le partage est islamique (…). Ce qui est en revanche interdit, ce sont les pratiques frauduleuses (…), vendre, acheter des substances illicites comme le vin et le porc (…) spéculer sur des biens communs telles que l’eau (…) les denrées alimentaires (…) l’accaparement ou encore la vente aux enchères quand le vendeur ne sait pas quel prix il tirera de son produit, par exemple ». Mais ces interdictions sont vues comme des pratiques « entravant le libre jeu d’une économie libérale » par l’Europe et les États-Unis, puissances impérialistes au cœur du développement du capitalisme.  De même, Rodinson a critiqué tout au long de son parcours une représentation biaisée de l’islam et des musulmans ; pour autant, il n’idéalise pas les États musulmans et nuance l’idée, répandue cette fois parmi les musulmans, que l’islam règlerait les problèmes – y compris économiques – et pour cause : « Ce n’est pas le Coran qui façonne la société mais la société qui puise dans le Coran ce qui peut lui correspondre. » Il confronte ici les principes prônés par l’islam à la réalité : « la justice que recherchaient les musulmans les plus soucieux de rester fidèles à l’idéal coranique (…) : un État dirigé selon les principes de Dieu traitant tous les croyants à égalité (…) pratiquant une entraide aux frais des plus fortunés et au bénéfice des plus pauvres ». Pourtant, dans les sociétés musulmanes, des patrons exploitent leurs employés et des propriétaires spolient ceux avec qui ils détiennent un contrat comme au Pakistan et en Arabie saoudite, pays fondés sur l’idéologie islamique où les inégalités, le non-respect des droits fondamentaux sont flagrants. II) Timur Kuran Pour Timur Kuran, économiste américain (d’origine turque), ce sont les coutumes sociales et les règles religieuses des premiers temps de l’islam qui sont en cause. Il n’a pas ’insisté sur l’interdiction par le Coran du prêt à intérêt, contournée depuis longtemps et qui n’a pas empêché l’émergence récente d’une puissante industrie de la finance islamique : des centaines de banques et de fonds d’investissement prétendent aujourd’hui être «conformes à la charia». Mais il a estimé en revanche que les pratiques ancestrales des affaires et de l’héritage ont freiné l’émergence de grandes entreprises industrielles, comme General Electric, General Motors ou IBM. A l’époque médiévale, les partenariats commerciaux étaient la principale forme d’activité au Moyen-Orient. Ces constructions juridiques, qui permettaient aux commerçants d’amasser des fonds pour les expéditions lointaines, ont été pendant des siècles en avance sur leur temps. Mais elles se sont révélées mal adaptées à la création d’actifs durables, comme les usines et les chemins de fer. Dans un partenariat islamique, tout associé peut en effet sortir de l’affaire lorsqu’il le désire, et le décès de l’un d’entre eux suffit à remettre en question toute l’opération. Voilà pourquoi la plupart des entreprises créées par ce biais ont été faibles et peu durables. Au XIX siècle, les entités commerciales les plus solides dans les pays islamiques émanaient presque toutes de non–musulmans, tels que les Arméniens et les juifs. «Avant le XX siècle, a noté Kuran, la région n’a pas produit un seul cas de mobilisation financière privée massive, sauf lorsque les étrangers étaient impliqués.» Le Coran a imposé aussi de partager au moins les deux tiers de la fortune des défunts entre les membres de leur famille. Combinée à la forte incidence de la polygamie chez les plus riches, cette règle d’héritage égalitaire a, certes, évité aux sociétés islamiques d’évoluer vers des systèmes féodaux. Mais elle a aussi nui à la pérennité des entreprises locales. Le résultat, c’est que le Moyen-Orient a été très lent à développer les outils du capitalisme, comme les marchés boursiers. Et qu’il a laissé s’installer de lourdes bureaucraties, qui découragent encore aujourd’hui l’innovation. «Même si, par magie, tous les régimes autocratiques de la région tombaient, le secteur privé et la société civile ne reprendraient pas leurs droits avant des décennies», a conclu Kuran. Conclusion : L’opposition fondamentale de l’Islam au capitalisme est un mythe. Sur le plan théorique, la religion musulmane n’élève aucune objection contre le mode de production capitaliste. Au Moyen Age, il est vrai que c’est développé certaines mesures d’interdiction de certaines pratiques économiques particulières indispensables à la formation du système économique capitaliste moderne et qui sont déjà plus ou moins une entrave au développement d’un secteur capitalistique. Ainsi rien n’indique de façon contraignante que la religion islamique ait empêché le monde musulman de se développer dans la voie du capitalisme moderne. Il existait même dans les sociétés

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L’identité

Aboulmajd Abdeljalil Président du CCES «La crise d’identité serait le nouveau mal du siècle» Claude Lévi-Strauss (1908 – 2009) «La crise d’identité serait le nouveau mal du siècle» Claude Lévi-Strauss (1908 – 2009) Résumé La citation de Lévi-Strauss nous explique à quel point l’identité est importante autant pour l’individu que pour le groupe. La notion d’identité est actuellement l’une des préoccupations majeures intellectuelles et existentielles. Tout le monde parle de l’identité, tout le monde utilise cette notion. Cet article vise à éclairer les esprits sur quelques facettes de ce phénomène universel, qu’est l’identité. Il cherche, en particulier, à faire comprendre ce qui différencie ses aspects individuels de ses aspects collectifs et d’essayer de démontrer que l’identité est un phénomène dynamique, une construction en perpétuel mouvement, apte à se transformer selon les aléas de son environnement. Mots-clés : Identité, mondialisation, individu, unité, diversité, ethnicité, religion.    I-Introduction L’identité est aujourd’hui sujet de toutes les convoitises, au centre de polémiques et objet de toutes les instrumentalisations. La question identitaire semble être un point commun aux sociétés développées et en voie de développement. Tous posent les questions suivantes : Qu’est-ce que l’identité ? Que signifie-t-elle ?La mondialisation est-elle une menace pour l’identité ?La religion est-elle au cœur de la crise identitaire ? Tout abord, il est important d’essayer de définir ce concept de façon relativement précise pour ensuite analyser ses contours à l’ère de la mondialisation. II- Définition de l’identité Bien que la notion d’identité soit parfaitement ancrée dans le langage quotidien, elle n’en demeure pas moins souvent diffuse et mal définie. De fait, diverses sciences sociales se sont efforcées de décrire ce que recouvre cette notion d’identité. En général les études anthropologiques, sociologiques, historiques, géographiques ou politiques de l’identité traitent des aspects collectifs de la construction identitaire, sans négliger l’aspect individuel de l’identité. C’est pourquoi il est primordial de distinguer ces deux aspects. -L’identité phénomène individuel : Chaque individu possède sa propre conscience identitaire qui le rend différent de tous les autres. Cela signifie que l’identité est d’abord appréhendée comme phénomène individuel. On peut fondamentalement la définir comme la façon dont l’être humain construit son rapport personnel avec l’environnement. Ainsi, pour toute société humaine, toute nation, tout être humain l’identité est fondamentale. C’est une question d’appartenance mais aussi un problème existentiel majeur. Dans son ouvrage «Les identités meurtrières», Amin Maalouf explique qu’une identité est forcément complexe : chaque être humain est singulier car son identité est composée d’influences multiples, plus ou moins importantes, mais dont aucune n’est négligeable. -L’identité phénomène collectif : L’identité est définie aussi comme l’appartenance à certains groupes et c’est pourquoi on parle «d’identité collective». Les identités collectives se constituent lorsque plusieurs personnes se sentent reliées les unes aux autres du fait qu’elles partagent des caractéristiques identitaires. Un enfant apprend par le biais de son environnement direct quels groupes il doit différencier, desquels il fait partie et desquels il doit se démarquer. C’est l’environnement de l’enfant qui lui transmet les différenciations, notamment selon le statut social, la couleur de la peau, la religion, la nationalité. Bref, l’identité collective est ce qui réunit les individus d’une communauté, au-delà de leurs inégalités sociales, et qui au travers du partage de la langue, de l’histoire, des religions, des valeurs leur donne le sentiment d’appartenir à une communauté et l’envie de la défendre. III- Mondialisation et identité : À l’heure actuelle, La mondialisation est en train de bouleverser non seulement les équilibres socioéconomiques mais aussi des cultures installées. Cependant, au-delà, d’espoir et d’inquiétude, la mondialisation est avant tout caractérisée comme un phénomène économique ancien et continu du développement du capitalisme libéral. Elle est donc un processus et non un état. Comprise comme un processus qui transforme le monde en «village global», la mondialisation est un phénomène ancien qui prend ses racines dans l’histoire où le processus de mondialisation existe depuis bien longtemps. Toutefois, la mondialisation telle qu’elle existe aujourd’hui ne se réduit pas à ses effets économiques, mais elle a aussi des effets culturels et écologiques. Depuis une trentaine d’années, en Amérique du Nord et en Europe, la concurrence et l’interdépendance des économies, l’accroissement des échanges commerciaux et le développement des flux migratoires inquiètent des citoyens, des syndicats, des partis politiques, des journalistes qui s’interrogent sur la singularité de leur pays, de leur société, de leur religion, de leur identité. Des mouvements naissent en réaction à cette mondialisation déséquilibrée. Ces mouvements sont des actions collectives menées en vue d’un objectif, dont le résultat, en cas de succès comme en cas d’échec, transforme les valeurs et les institutions de la société. Leurs fondements sont basés sur l’identité.Une identité ne cesse de se construire et de se reconstruire. Ainsi, dans une situation de crise, quand les individus perdent leurs repères, sont menacés ou confrontés à l’incertitude, l’identité devient un refuge, une échappatoire. Deux grandes forces vont profondément affecter le monde au cours des prochaines années : la croissance de la population et la nouvelle économie. Cette nouvelle économie qui est centrée autour des moyens de communications bon marché apporte de fantastiques opportunités pour de nombreux pays développées et en développement. Cependant, cette nouvelle économie porte aussi ses incidences sur les spécificités socioculturelles. Amin Maalouf signale qu’à l’ère de la mondialisation une nouvelle conception de l’identité s’impose. Si on n’arrive pas à assumer nos appartenances multiples et à faire une conciliation entre le besoin d’identité et l’ouverture décomplexée aux cultures différentes on assistera à des réactions égarées de la part des individus. Ainsi, une mondialisation mal maîtrisée, trop rapide, mal comprise entraîne le développement et le renforcement des identités de toute sorte. IV – La religion et l’identité Quoique cela ne soit peut-être pas nécessaire, il peut être utile de commencer par une brève définition ou description de la religion. Alors qu’est-ce que la religion ? Pour l’écrivain Patrick Banon, dans son livre « Guide du mieux vivre ensemble ma laïcité, ma religion, mon identité », il n’y a pas de définition précise. Ce que l’on sait, par contre, c’est qu’il y a plusieurs systèmes religieux croyant tous qu’ils détiennent la vérité. Pour Banon, aucune religion n’est condamnable, ce n’est que les pratiquants qui peuvent avoir

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