Innovation en Afrique : défis et opportunités Par Abdeljalil Aboulmajd

Avant d’aborder les défis et les enjeux de l’innovation en Afrique, il s’avère important de s’intéresser dans un premier temps au terme innovation en tant que tel. Alors qu’est-ce que l’innovation ? Et comment l’innovation en répondant aux besoins spécifiques de l’Afrique transformera ses défis en opportunités ? I)Définition de l’innovation Si l’innovation fait aujourd’hui consensus comme élément clé d’une stratégie de sortie de crise, la notion de l’innovation a évolué à travers le temps, elle a même changé de connotation et a élargi son champ d’application. Historiquement le mot latin innovatio veut dire renouvellement.  Dans son livre  « Capitalisme, Socialisme et Démocratie » , l’économiste autrichien Joseph Schumpeter (1883-1950) considérait le développement économique comme un processus de renouvellement permanent. La « destruction créatrice » est son idée centrale : les nouvelles technologies et les innovations supplantent les anciennes structures, ce qui stimule le progrès et la croissance. Schumpeter considérait les entrepreneurs et les innovations technologiques comme les principaux moteurs de l’économie. Il mettait toutefois en garde contre le fait que la bureaucratie, une réglementation excessive et une aversion pour le risque dans la société pouvaient freiner le processus d’innovation. De même, Joseph Schumpeter distingue l’invention et l’innovation dans ses recherches. Pour lui, l’invention est la découverte de nouvelles connaissances scientifiques et techniques. Alors que l’innovation est « la commercialisation de toute nouvelle combinaison issue de nouveaux matériaux et composants, l’introduction de nouveaux process, l’ouverture de nouveaux marchés ou l’introduction de nouvelle forme organisationnelle ». II) Défis et opportunités en Afrique Dans un contexte numérique global, l’innovation en Afrique fait face à des défis significatifs : – Infrastructures insuffisantes : De nombreuses régions manquent d’une connectivité adéquate, freinant le développement de services numériques. – Manque de formation : Le capital humain disponible est souvent insuffisamment formé pour tirer parti des nouvelles technologies, en particulier l’IA. – Inégalités d’accès : Une partie significative de la population demeure exclue des bénéfices de l’économie numérique, ce qui pose un défi majeur pour l’inclusion sociale et économique. Enfin, Comme Schumpeter l’a souligné, l’innovation n’est pas seulement une question d’invention, mais aussi d’appropriation et d’adaptation aux contextes locaux. Ainsi, le déficit de compétences techniques dans certaines régions limite la capacité d’innovation locale. Pour surmonter ces obstacles, une collaboration étroite entre les chercheurs, les gouvernements et le secteur privé est essentielle. De ce qui précède, il ressort que l’innovation se construit, elle ne s’apprend pas.  En d’autres termes, il est impossible d’innover sur commande.  Dans le secteur de la recherche, notamment, une innovation majeure est plus souvent le fruit du hasard que d’un objectif précis.  Les systèmes d’enseignement et les entreprises africaines doivent laisser aux innovateurs suffisamment d’espace pour qu’ils puissent s’ajuster aux éléments et trouver de nouvelles manières de relever les défis techniques.  La créativité qui pourra ainsi se mettre en place dans un tel espace pourra donner naissance à de nouvelles idées qui seront les déclencheurs de l’innovation, et c’est en fonction de ces derniers que devra s’établir le programme de l’innovation sur notre continent. Les pays d’Asie ont axé leurs efforts sur l’utilisation stratégique du système de propriété intellectuelle pour promouvoir leur croissance économique.  Il y a cinq ans, le PIB de la République de Corée était comparable à la moyenne de celui des économies africaines d’aujourd’hui.  La République de Corée s’est depuis transformée en puissance économique, et ce, en investissant dans le domaine technologique, en renforçant ses capacités et en accordant priorité à l’utilisation stratégique de la propriété intellectuelle.  Conclusion : Aujourd’hui l’innovation n’est plus un choix, elle est une nécessité. Ainsi au XXIe siècle, les nations et les pays seront jugés, non pas par rapport à leurs richesses naturelles ou à leurs ressources dans le sous-sol, mais à leur capacité d’innovation. L’essor de l’innovation locale ou encore les investissements dans les infrastructures numériques démontrent qu’en Afrique un avenir est à portée, à condition d’un engagement fort des États, du secteur privé et des partenaires internationaux.

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Top 5 des pays africains les plus endettés : un fardeau financier en quête de solutions

Cinq pays africains figurent dans le top 10 mondial des principaux bénéficiaires du Fonds monétaire international (FMI). Une dette qui pèse lourd sur leurs économies et leur souveraineté. Alors que la dette publique pèse sur les économies africaines, certains pays se démarquent par l’ampleur de leur endettement. Entre défis structurels et espoirs de redressement, découvrez la situation des cinq nations les plus endettées du continent et les pistes d’évolution envisagées. L’endettement des pays africains reste une problématique majeure, influencée par des facteurs historiques, structurels et conjoncturels. Selon le rapport « African Debt Outlook: A Ray of Optimism » publié par Afreximbank en février 2025, cinq pays du continent se distinguent par le poids préoccupant de leur dette publique. Voici un état des lieux détaillé de ces nations et leurs perspectives d’évolution. 1. Afrique du Sud : 14 % de la dette extérieure africaine L’Afrique du Sud domine ce classement peu enviable, représentant à elle seule 14 % de la dette extérieure du continent. L’économie sud-africaine fait face à un triple défi : une croissance anémique, un chômage structurellement élevé et des tensions sociopolitiques persistantes qui dissuadent les investisseurs. Le gouvernement recourt régulièrement à l’émission d’euro-obligations pour financer ses déficits budgétaires croissants, alourdissant mécaniquement la charge de sa dette. Cette spirale inquiète les agences de notation qui maintiennent une perspective prudente sur le pays, compliquant davantage ses conditions d’emprunt sur les marchés internationaux. 2. Égypte : 13 % de la dette extérieure africaine Deuxième pays le plus endetté d’Afrique, l’Égypte supporte une dette publique particulièrement préoccupante, représentant 13 % de l’endettement extérieur total du continent. Le pays a considérablement intensifié son recours aux emprunts internationaux pour financer d’ambitieux mégaprojets d’infrastructure, tout en faisant face à une pression constante sur sa balance des paiements. La situation est d’autant plus délicate que la dévaluation récente de la livre égyptienne et l’inflation galopante compliquent le service de la dette. Néanmoins, le gouvernement s’efforce activement de restructurer certaines échéances pour alléger cette pression financière. 3. Nigeria : 8 % de la dette extérieure africaine Malgré son statut de première puissance économique d’Afrique de l’Ouest, le Nigeria reste confronté à un endettement croissant, représentant 8 % de la dette extérieure africaine. Cette accumulation s’explique largement par la dépendance excessive du pays aux revenus pétroliers, dont la volatilité expose dangereusement son économie aux chocs extérieurs. Face aux déficits budgétaires récurrents, le gouvernement nigérian a multiplié les emprunts, notamment via des émissions d’euro-obligations. Un espoir se dessine toutefois : la diversification économique amorcée ces dernières années pourrait, à terme, offrir une perspective d’allègement de la dette si elle est poursuivie avec constance. 4. Maroc : 6 % de la dette extérieure africaine Avec 6 % de la dette extérieure africaine, le Maroc figure parmi les nations les plus endettées du continent. En valeur absolu, cela représente 45,65 milliards de dollars. Le royaume chérifien recourt largement aux emprunts internationaux pour financer ses ambitieux projets d’infrastructures et accélérer sa transition énergétique. Son attractivité économique croissante lui confère cependant une marge de manœuvre pour maintenir sa dette sous contrôle. 5. Mozambique : 6 % de la dette extérieure africaine Le Mozambique représente également 6 % de la dette extérieure africaine, une situation considérablement aggravée par les scandales retentissants de « dette cachée » qui ont ébranlé le pays ces dernières années. La révélation d’emprunts massifs contractés sans l’approbation du Parlement a sévèrement entamé la crédibilité financière du pays sur les marchés internationaux. Une lueur d’espoir apparaît néanmoins avec les perspectives prometteuses d’exploitation des gigantesques réserves de gaz naturel offshore, qui pourraient contribuer à redresser progressivement les finances publiques mozambicaines. Une tendance à surveiller de près Si ces cinq pays concentrent une part significative de l’endettement africain, d’autres nations comme l’Angola, le Kenya ou le Ghana affichent également des niveaux de dette préoccupants. L’inflation mondiale persistante, la remontée des taux d’intérêt et l’appréciation du dollar américain alourdissent considérablement le coût du service de la dette pour de nombreux États africains. Néanmoins, le rapport d’Afreximbank met en lumière plusieurs raisons d’espérer : de nombreux pays africains amorcent désormais des réformes sérieuses de gestion budgétaire, diversifient activement leurs sources de revenus et bénéficient d’un accès progressivement facilité aux marchés financiers internationaux. Si ces tendances positives se confirment dans les prochaines années, l’Afrique pourrait progressivement stabiliser sa dette et transformer ce qui apparaît aujourd’hui comme un fardeau en un véritable levier de croissance durable. Source : African Debt Outlook: A Ray of Optimism, Afreximbank, février 2025.

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Enjeux de l’entreprenariat en Afrique par Abdeljalil Aboulmajd

Au moment où l’entrepreneuriat apparaît comme une des solutions incontournables à la problématique du chômage sur le continent, la question des enjeux et des défis de l’entreprenariat se pose avec acuité. Alors qu’est-ce que l’entreprenariat ? Quels sont les obstacles et les difficultés ? Et comment promouvoir l’entrepreneuriat en Afrique ? I) Définition de l’entrepreneuriat L’entrepreneuriat peut être défini comme l’ensemble des actions visant à créer de la richesse et l’emploi par la création d’une entreprise. Les travaux de recherches réalisées dans ce domaine, ont proposé plusieurs définitions, mais aucune d’entre elles n’a fait objet de consensus général. Parmi ces définitions on trouve celle de l’économiste Joseph Schumpeter, le père de l’entrepreneuriat moderne, qui définit l’entrepreneur comme un innovateur, c’est à dire quelqu’un qui brise la routine. Schumpeter considère l’entrepreneur comme un individu visionnaire et innovant, capable de transformer l’économie en introduisant de nouvelles idées, technologies et modèles d’affaires. Selon lui, l’entrepreneur joue un rôle très important dans la création de nouvelles entreprises et dans la rupture des activités économiques existantes. En résumé, l’entrepreneur schumpétérien assume des risques pour promouvoir l’innovation, notamment en expérimentant de nouvelles combinaisons productives II) L’entrepreneuriat en Afrique L ’Union africaine (UA) reconnaît que l’entrepreneuriat, sans être à même de régler tous les problèmes des jeunes, apparaît comme une solution durable à la crise de l’emploi en Afrique. Selon l’organisation continentale, l’entrepreneuriat est un moteur clé de la transformation économique structurelle envisagée dans l’agenda 2063, avec le potentiel de créer des millions d’emplois. En cela, l’entrepreneuriat constitue une piste prometteuse pour tirer pleinement profit du dividende démographique. Car avec 11 millions de jeunes qui devraient entrer sur le marché du travail chaque année au cours de la prochaine décennie (selon les estimations de la Banque mondiale), il devient de plus en plus urgent de développer la capacité de l’Afrique à absorber, former et intégrer cette main-d’œuvre croissante largement confinée au secteur informel, et éviter que des générations entières ne soient marginalisées. III)  les obstacles et difficultés de l’entrepreneuriat en Afrique Il n’est pas facile d’entreprendre en Afrique. Les éventuels entrepreneurs sont confrontés à des difficultés de différents ordres. Pourtant, le continent regorge de nombreuses opportunités d’affaires. En plus des difficultés communes aux entrepreneurs du monde entier, les entrepreneurs africains sont confrontés à des obstacles bien particuliers. D’abord, l’accès aux financements est trop limité. Le manque de ressources financières au démarrage, l’accès difficile à celles-ci ou au crédit constituent les principales barrières au développement de l’entrepreneuriat en Afrique. Contrairement aux contextes des pays développés où des obstacles financiers à l’entrepreneuriat des jeunes ont été déjà résolus par le biais de crédits à faible taux d’intérêts accordés aux petits entrepreneurs par des banques et des fonds, créés spécialement pour le développement du petit entrepreneuriat. À cela s’ajoutent les problèmes d’infrastructures, dont l’accès à l’électricité constitue un frein majeur. Enfin, elles préfèrent souvent rester dans l’informel pour ne pas être matraquées par la fiscalité, la corruption, les formalités administratives et les complications réglementaires. C’est là que les Etats africains peuvent et doivent agir. De plus, le manque de formation à l’entrepreneuriat est une autre barrière. Les entrepreneurs manquent souvent de conseils et de soutien pour améliorer leurs compétences et ne peuvent pas toujours trouver des partenaires commerciaux fiables. Certains pays ont des réglementations trop strictes qui peuvent entraver leur capacité à créer des entreprises viables et à accéder à des financements extérieurs. Face à ces difficultés, comment l’Afrique peut-elle surmonter les barrières structurelles et promouvoir l’entrepreneuriat comme levier de diversification économique et de progrès social ? IV)  La promotion de l’entrepreneuriat en Afrique Par la promotion de l’entrepreneuriat on entend l’encouragement de l’esprit d’entrepreneuriat. En Afrique l’entrepreneuriat n’est toujours pas aussi répandu en Afrique comme dans les pays industrialisés. En effet dans la grande majorité des pays africains la promotion s’est focalisée sur les jeunes diplômés au chômage dans le milieu urbain sans tenir compte du milieu rural qui est censé être l’un des poumons de l’économie africaine. Pour faire face et remédier à la situation actuelle concernant l’acte d’entreprendre, il est essentiel, de lever les obstacles actuels et de promouvoir la culture de l’entreprise par :    A-L ’instauration d’un environnement favorable à la création d’entreprise Ici l’essentiel est tout d’abord d’assainir le climat des affaires des entreprises, et ensuite favoriser la création des entreprises, tout en se basant sur la formation et l’éducation. L’éducation à l’entrepreneuriat est l’un des investissements les plus rentables que peut faire l’Afrique. Aussi, Soutenir les dispositifs de création d’entreprise et startup. Aujourd’hui les mesures de soutien initiées par les pouvoirs publics de certains pays africains aux petites et moyennes entreprise-(PME) et startup restent insuffisantes. Les différentes institutions en charge de la gestion de ce secteur d’activité ne tiennent toujours pas malheureusement en considération les caractéristiques propres et spécifiques des petites entreprises, singulièrement les micro-entreprises et startups. A titre d’exemple, le Maroc, a franchi un pas dans ce sens, une nouvelle législation a été élaborée pour donner une deuxième chance aux jeunes entrepreneurs –femmes et hommes – qui ont bénéficié des aides de l’Etat pour créer leur entreprise et qui ont eu des difficultés dans leurs parcours à rembourser les crédits octroyés par les banques pour le financement de leurs projets. Un fonds spécial dédié aux jeunes qui souhaiteraient créer leurs startups a été mis en place.      B-Faciliter l’accès au financement  L’Afrique étant le continent le plus pauvre, l’accès au financement reste un obstacle important pour de nombreux entrepreneurs africains. Dans les pays développés comme au Etats Unis d’Amérique ou au Canada, tout entrepreneur bénéficie d’avantages particuliers et de subventions par rapport à son domaine d’activité, ce qui n’est pas le cas en Afrique. Avec un système financier qui n’encourage pas vraiment la création d’entreprise il est très difficile à l’entrepreneur africain de pouvoir financer ses projets. Les banques et micro finances africaines doivent se pencher sur le problème tout en favorisant les entrepreneurs par rapport aux prêts et aux différents types de soutiens dont ils auront besoin. Diminuer les cautions et garanties bancaires exigées pour les prêts,

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Les enjeux de la transformation digitale en Afrique Par Abdeljalil Aboulmajd

Comme toute révolution, le numérique représente un enjeu considérable pour la jeunesse africaine en termes de débouchés, d’employabilité et d’innovation. I)Enjeu de l’employabilité : L’employabilité réfère à la faculté d’une personne à obtenir, maintenir son poste, évoluer dans sa carrière et s’ajuster aux transformations continuelles du monde professionnel. Elle représente un enjeu crucial dans le point de vue du marché du travail actuel, influencé par les dynamiques de compétition, l’adaptation technologique, la flexibilité professionnelle et l’innovation. En Afrique les enjeux liés à la transformation digitale, révolution d’un nouveau genre, semblent coïncider avec la croissance de la population jeune en Afrique, autrement dit, l’insertion des jeunes apparaît aujourd’hui comme un élément moteur de transformation du marché du travail en Afrique. Par conséquent, la transformation digitale crée de nouveaux marchés du travail, de nouvelles opportunités d’investissement et de nouveaux débouchés pour les entreprises et institutions, contribuant ainsi, de nouveaux métiers naissent et d’autre deviennent archaïques. Le digital, l’intelligence artificielle, et autres font partie des métiers de l’avenir. Il faudrait que les formations se mettent à jours afin de fournir au marché de l’emploi les compétences adéquates. Dans un récent rapport, la Société Financière Internationale affirme que les compétences digitales pourraient engendrer au moins 230 millions d’emplois en Afrique subsaharienne d’ici 2030. La digitalisation des pays africains donne l’impression de toucher du doigt la solution au problème d’emploi que le continent subit actuellement. De plus, l’usage du digital étant multisectoriel, il constitue une réelle force et ainsi, un levier de croissance considérable pour l’Afrique. Il convient donc renforcer l’employabilité des jeunes en orientant les filières d’éducation et de formation vers des offres adaptées et vers les métiers d’avenir. La transformation digitale pourrait permettre des changements dans beaucoup de secteurs clés en Afrique. II)Enjeux de l’entrepreneuriat et de l’innovation : L’entrepreneuriat et l’innovation sont fortement liés. Cela a été démontré par l’économiste autrichien Joseph Schumpeter. Ce dernier a parlé de « destruction créatrice » qui résulte de l’innovation. A ce titre Joseph Schumpeter distingue cinq formes d’innovations : l’innovation de produits, l’innovation de procédés, l’innovation de modes de production, l’innovation de débouchés, l’innovation de matières premières. De même, la nouvelle technologie favorise l’essor de l’entrepreneuriat et de l’innovation, en offrant des opportunités et de nouvelles possibilités d’emploi et de stimuler l’innovation pour maintenir ou améliorer le bien-être des populations. Elle permet aux jeunes entrepreneurs de lancer des startups innovantes, de développer des applications mobiles, de créer des solutions technologiques adaptées aux besoins locaux et de pénétrer les marchés mondiaux. Les start-ups et les petites entreprises peuvent ainsi concurrencer les géants de l’industrie grâce à leur capacité à innover rapidement. De ce qui précède, il ressort que la transformation digitale pourrait permettre de faire baisser la courbe du chômage, à condition que de gros efforts soient fournis par les gouvernements et les acteurs du secteur privé. Il s’agit là de faciliter l’accès aux financements, aux informations et connaissances nécessaires pour soutenir les jeunes entrepreneurs dans leurs projets novateurs. Aujourd’hui, l’avenir de la jeunesse africaine n’est ni de finir noyée dans le cimetière de la Méditerranée à la recherche d’un eldorado européen, ni son exploitation. L’avenir de la jeunesse africaine, c’est l’entrepreneuriat et l’innovation. Pour aller plus loin : – Pierre-André Julien, Michel Marchesna « L’entrepreneuriat » Editions Economica, Paris, 1996. -Joseph Aloys Schumpeter « La théorie de l’évolution économique » Dalloz, coll. Paris, 1999. 

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L’Algérie devient le pays le moins riche du Maghreb

Pour la première fois depuis son indépendance en 1962, et chose passé inaperçue, l’Algérie a affiché le PIB par habitant le plus faible en 2021 par rapport à ses voisins dans la région du Maghreb à savoir le Maroc et la Tunisie, a écrit dans son article Ilyes Zouari, Président du Centre d’étude et de réflexion sur le monde francophone, publié le 23 Mai 2023 dans le site d’information tunisien «Kapitalis». Malgré son importante manne pétrolière qui ne suffit plus à masquer la réalité économique du pays, l’Algérie reste «très en retard» par rapport à ses deux voisins, a précisé le site dans un article intitulé «L’Algérie devient le pays le moins riche du Maghreb». Citant les données de la Banque mondiale, le média précise que «le PIB par habitant de l’Algérie se situait à 3.691 dollars en 2021, dernière année pour laquelle les statistiques sont disponibles, contre 3.807 dollars pour la Tunisie et 3.795 dollars pour le Maroc». En dépassant l’Algérie, le Maroc et la Tunisie ont ainsi réalisé une remarquable performance, vu leurs faibles richesses naturelles en comparaison avec leur voisin, un des principaux producteurs mondiaux d’hydrocarbures, fait savoir «Kapitalis». Alors que l’économie algérienne demeure très fortement dépendante des hydrocarbures, le Maroc a réussi à constituer de nombreuses filières industrielles, ce qui lui a valu un leadership au niveau continental en matière d’industrialisation et d’environnement des affaires, d’après la même source. Selon le dernier classement publié par la Banque africaine de développement (BAD), en novembre 2022, le Maroc est classé deuxième des pays du continent en matière d’industrialisation, alors que l’Algérie arrivait à la 11e position, poursuit le site d’information, notant que le Maroc devrait d’ailleurs très prochainement accéder au premier rang du classement, en dépassant l’Afrique du Sud avec laquelle l’écart est désormais inférieur à 1 %. Quant à l’environnement des affaires, le Maroc se distingue, également, à la troisième place dans le dernier classement publié en la matière par la Banque mondiale, alors que l’Algérie n’occupait que la 33e position (et la 162e au niveau mondial), arrivant même très loin derrière de nombreux pays d’Afrique sub-saharienne, précise l’auteur de l’article. Et de faire état d’un isolement économique de l’Algérie, qui est aujourd’hui «un des très rares pays au monde, hors minuscules Etats insulaires, à ne toujours pas être membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC)». Par contre, le Maroc, relève-t-il, a véritablement décollé au cours des vingt dernières années, et s’illustre aujourd’hui en étant notamment le seul pays arabe à avoir une véritable industrie automobile et l’unique pays africain à être doté des trains à grande vitesse. Par ailleurs, le Maroc est également devenu un acteur incontournable sur la scène africaine, en se hissant au rang de deuxième investisseur africain sur le continent, disposant d’un réseau bancaire particulièrement développé dans plusieurs pays africains, a-t-il mis en exergue, notant que le dynamisme de l’économie marocaine se reflète également à travers le nombre d’entreprises nationales présentes parmi les plus grandes entreprises du continent. Il a rappelé que selon le dernier classement annuel publié par le magazine « Jeune Afrique », en mars dernier, le Maroc en comptait non moins de 56 parmi les 500 plus grandes entreprises africaines en 2021, contre seulement 12 pour l’Algérie. Il indiqué qu’alors que le Maroc a vu ses réserves de change augmenter régulièrement au cours des dernières années, pour atteindre un plus haut historique de 35,5 milliards de dollars fin mars 2023, la forte dépendance de l’Algérie aux hydrocarbures a entraîné un effondrement des réserves de change du pays, parallèlement à une explosion de son endettement. En effet, les réserves de change sont passées de 193 milliards de dollars début 2014 à 45,3 milliards fin 2021, soit une baisse annuelle de 18,5 milliards de dollars en moyenne sur cette période de huit années, précise la même source. Selon le site, à cause d’une diversification encore embryonnaire en comparaison avec les voisins du Maghreb, la situation économique du pays va continuer à s’aggraver, compte tenu du retour du prix des hydrocarbures à leurs niveaux d’avant la guerre en Ukraine et de la tendance durablement baissière de leur cours, du fait de la montée en puissance des énergies renouvelables. Avec des réserves de change atteignant 66,1 milliards de dollars fin mars 2023, et en supposant une baisse annuelle ramenée à seulement 10 milliards de dollars par année, contre 13,2 milliards sur la période 2018-2021, «l’Algérie ne devrait alors plus pouvoir couvrir que quatre mois d’importations mi-2028, soit le niveau à partir duquel un pays est considéré comme étant proche de la faillite», souligne l’auteur de l’article. Cette situation, qui paraît difficilement évitable, compte tenu de la modeste politique de diversification en cours, obligerait alors l’Algérie à «se tourner vers les institutions financières internationales et à mettre en œuvre de douloureuses réformes, afin d’éviter une faillite complète dès l’année suivante, et un scénario semblable à celui qu’avait connu le Venezuela, autre grand pays producteur d’hydrocarbures », conclut le site tunisien kapitalis.

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Zone de libre-échange en Afrique Enjeux et défis Par Abdeljalil Aboulmajd

De prime abord, il convient de préciser qu’une vraie zone de libre-échange est le grand espoir pour l’Afrique pour amorcer son développement. Partie d’un constat sur la faiblesse des relations commerciales entre pays africains, estimées à 17 % seulement contre environ 70 % avec l’Europe 55 % en Amérique du Nord, 45 % en Asie et 35 % en Amérique, la création d’une zone de libre-échange continentale africaine a germé et fait sa route au sein de l’Union africaine. Alors qu’est-ce que la ZLECAf et quels sont les enjeux et défis à relever pour garantir son succès? La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) est un accord destiné à dynamiser le commerce intra-africain d’une part, et à accélérer une meilleure insertion de l’Afrique dans le commerce mondial d’autre part, la ZLECAf est la traduction d’une vision ambitieuse des Etats africains à matérialiser les efforts de convergence et d’intégration entrepris par les différentes Communautés économiques régionales.  Elle vise ainsi, non seulement à créer un marché unique continental des biens et services, mais aussi à établir une libre circulation des opérateurs économiques, avec dans l’orbite la mise place d’une union douanière en 2022 et d’une communauté économique africaine d’ici 2028. Autant dire que la ZLECAf constitue un projet d’espoir pour l’intégration africaine, puisque l’accord qui l’établit s’est montré attentif à l’articulation entre les déterminants matériels et immatériels de l’intégration continentale. Toutefois, cette initiative de l’Union africaine, qui semble porteuse d’espoir pour les économies locales présente, tout de même, de nombreux défis auxquels les pays africains doivent faire face. Ces défis sont, entre autres, d’ordre politique, économique, juridique et sécuritaire. 1) défis politiques Le manque de volonté politique semble être le principal obstacle pour renforcer l’intégration régionale et continentale. Bon nombre d’observateurs des institutions africaines et de plusieurs résolutions adoptées par celles-ci, déplorent l’absence d’une véritable volonté politique de développement et d’intégration en Afrique. Cette absence de volonté politique se manifeste notamment par l’existence de nombreuses résolutions adoptées mais le dysfonctionnement des institutions africaines créées à cause de la non-contribution et la non-adhésion des Etats membres, la lenteur ou le refus des Etats membres à fournir les informations nécessaires les concernant aux institutions africaines intéressées. L’exemple récent des résolutions prises dans le cadre de la communauté économique africaine (CEA) et qui ont du mal à être respectées et mises en œuvre par les Etats membres, marque bien cette réalité. Ainsi donc, beaucoup d’élans ont été freinés parce qu’ils n’ont pas été soutenus jusqu’à leur aboutissement par les décideurs africains que sont les chefs d’Etat et de Gouvernement. 2) défis économiques Les principaux défis à relever pour réussir la ZLECAF sont, entre autres, l’amélioration  des conditions de vie des Africains.   Il s’agit  notamment d’assurer aux citoyens africains l’accès à un certain nombre de droits fondamentaux, comme l’éducation, la santé, la qualité des infrastructures de transport et la résolution du problème de déficience des réseaux de distribution et de transport. Le continent fait face à d’énormes défis infrastructurels (énergie, voies de communications et transports, télécommunication, développement technologique) dont la résolution constitue un préalable incompressible à la réussite de l’intégration commerciale. A l’évidence, l’administration en ligne a le potentiel d’aider à soutenir la mise en œuvre de l’Agenda 2030 et de ses 17 objectifs de développement durable. Il est quasiment impossible d’envisager le développement durable de milliards de personnes avec des ressources de plus en plus limitées, sans l’apport des technologies de l’information et de la communication. La transformation numérique de la société ne peut plus être perçue comme un luxe. Bien au contraire, la capture continue et en temps réel des données les plus élémentaires à la fois sur l’environnement et sur les populations, la bonne gouvernance et l’exploitation rapide de ces données dans le sens du développement durable, et la banalisation et la généralisation des moyens de communication constituent des ingrédients obligatoires pour faire face aux crises de plus en plus fréquentes et de plus en plus rudes que traverse l’humanité. Enfin, la transformation numérique de la société est le levier incontournable du développement durable en Afrique. 3) défis juridiques Sur les plans juridique et institutionnel, plusieurs défis majeurs et non exhaustifs peuvent être relevés. D’abord, le risque d’établissement des institutions et mécanismes qui s’inscrivent dans des stratégies de consolidation, voire de contrôle de l’environnement régional par les États membres les plus forts, avec pour conséquence de renforcer les rapports asymétriques qui existent déjà plutôt que de les remettre en question. Les pays tels que l’Afrique du Sud, le Nigéria, l’Egypte et le Kenya ont tendance à dominer les processus en rapport avec l’intégration commerciale du continent. Ensuite, l’application effective par les institutions nationales des décisions communautaires (insertion desdites décisions dans le corpus juridique interne des États membres) en vue de les rendre applicables par les agents des différents services publics à l’échelle nationale. Finalement, concernant le défi de la rationalisation des institutions, plusieurs cadres traitant des mêmes questions au sein des CER existent. Ils sont entretenus par des influences extérieures dans l’objectif de préserver les intérêts étrangers, avec comme conséquence d’importants coûts induits par la dispersion des ressources humaines et financières déjà assez rares sur le continent. 4) défis sécuritaires Enfin, L’Afrique est aussi ce continent qui connaît de graves crises sécuritaires, y compris la sécurité alimentaire, induites par les conflits dans toutes les régions. L’Afrique et l’Asie détiennent le triste record du nombre de conflits majeurs dans le monde. Ces guerres, principalement de type intra-étatique, détruisent des années d’efforts de développement, jettent sur les routes des millions de réfugiés et de personnes déplacées et provoquent des déstabilisations qui atteignent systématiquement tous les pays du continent. Répondre aux enjeux de sécurité en Afrique représente la première démarche de développement pour ce continent. A l’horizon 2030, plusieurs grands séismes risquent de secouer l’Afrique. D’une part sur le plan interne, avec la croissance démographique, la question environnementale ou les crises sécuritaires ; d’autre part sur le plan international avec la crise énergétique, les effets de la construction d’un monde multipolaire, le déplacement du centre de gravité

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Quatre pays africains dans le top 20 mondial des pays disposant des plus importantes réserves de pétrole

L’Afrique compte un faible nombre de pays producteurs majeurs de pétrole. Pire, le déclin pétrolier des producteurs africains est manifeste. Le site financier Insider Monkey vient de dresser la liste des 20 pays disposant des plus importantes réserves de pétrole dans le monde. Parmi ceux-ci figurent quatre pays africains. Voici le montant, leur classement et le niveau de leurs réserves. Le site financier Insider Monkey a dressé l’estimation des réserves de prouvées de pétrole dans le monde. Celle-ci, établie à partir des données mises à jour de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et de l’Administration américaine de l’information sur l’énergie (EIA), montre que les réserves de pétrole prouvées du monde sont réparties inégalement dans le monde. Et une poignée de pays concentre l’essentiel des réserves mondiales de l’or noir prouvé. Le pétrole continue à être une source énergétique essentielle, en dépit de l’accent de plus en plus mis sur les énergies renouvelables. Ainsi, comme l’a souligné le site financier Insider Monkey, «la production de pétrole est l’une des statistiques les plus surveillées de l’économie mondiale, car elle est directement liée à la production économique mondiale». Et la crise énergétique de cette année, née de la guerre Russie-Ukraine qui a bouleversé les chaînes d’approvisionnement mondiales en hydrocarbures, a montré la dépendance vitale des économies mondiales à l’or noir. Et, les grands pays producteurs de pétrole ont largement tiré profit de la forte hausse des cours du baril de pétrole durant l’année 2022. Échaudés par la chute du prix en 2020, ces pays jouent désormais pleinement sur la variable de la baisse de l’offre pour réguler le cours et maintenir leurs recettes à des niveaux élevés. Reste que pour de nombreux pays la production pétrolière est en déclin continu depuis de nombreuses années, sous l’effet d’une conjonction de facteurs dont la faiblesse de nouveaux investissements dans l’exploration pétrolière, l’épuisement des puits exploités depuis des décennies, les problèmes liés à l’insécurité… Une situation qui touche particulièrement les pays africains. Ainsi, les réserves des grands producteurs du continent ne cessent de s’étioler en raison de divers facteurs alors que la demande mondiale n’en finit pas de croître sous l’effet des économies émergentes, notamment de la Chine et de l’Inde, deux des principales locomotives de l’économie mondiale qui absorbent plus de 21% de la consommation mondiale de pétrole. Seulement, les réserves mondiales de pétrole prouvées actuellement devraient s’épuiser d’ici 2070. Et bien avant cette date, de nombreux pays devraient cesser d’être producteurs, à moins de découvrir de nouvelles ressources, et cela concerne de nombreux pays africains producteurs de pétrole. Une résultante qui s’explique par le fait que les pays du continent sont loin de figurer parmi ceux abritant les plus importantes réserves. Ainsi, selon le classement des 20 pays disposant des plus importantes réserves de pétrole au monde, on compte 4 pays africains dont 1 seul figure dans le top 10. Il s’agit de la Libye avec des réserves estimées à 48,36 milliards de barils. Elle devance le Nigéria, première puissance économique du continent, avec des réserves évaluées à 36,89 milliards de barils, le classant au 11e rang mondial. L’Algérie et l’Angola, avec respectivement 12,2 et 7,78 milliards de barils, se positionnent respectivement aux 16e et 19e rangs mondiaux en termes de réserves de pétrole. Les réserves de pétroles estimées des 4 pays africains du Top 20 mondial (en milliards de barils) Rang Afrique Pays Rang mondial Réserves estimées 1er Libye 9e 48,36 milliards de barils 2e Nigeria 11e 36,89 milliards de barils 3e Algérie 16e 12,20 milliards de barils 4e Angola 19e 7,78 milliards de barils Source: Insider Monkey À noter qu’au niveau mondial, les pays disposant des plus importantes réserves de pétrole sont le Venezuela avec des réserves estimées à 303,8 milliards de barils, devant l’Arabie saoudite (2e, 258,6 milliards de barils), l’Iran (3e, 208,6 milliards de barils), le Canada (4e, 170,3 milliards de barils), l’Irak (5e, 45 milliards de barils), la Russie (6e, 108 milliards de barils), le Koweit (7e, 101,1 milliards de barils), les Émirats arabes unis (8e, 97,8 milliards de dollars), la Libye (9e, 48,36 milliards de barils), les États-Unis (10e, 47,10 milliards de barils), le Nigéria (11e, 36,89 milliards de barils), le Kazakhstan (12e, 30 milliards de barils), la Chine (13e, 26,02 milliards de barils), le Qatar (14e, 25,24 milliards de barils), le Brésil (15e, 12,71 milliards de barils), l’Algérie (16e, 12,2 milliards de barils), l’Équateur (17e, 8,27 milliards de barils), la Norvège (18e, 8,12 milliards de barils) , l’Angola (19e, 7,78 milliards de barils) et l’Azerbaïdjan (20e, 7 milliards de barils).

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Dans le Top 10 des pays africains les plus influents au monde : L’Egypte, le Maroc et la Tunisie

Le cabinet britannique «Brand Finance», spécialisé dans l’analyse des valeurs des marques, vient de publier récemment son rapport «Soft Power Index 2022. L’étude publiée annuellement se base sur une enquête d’opinion auprès des résidents de plus de 100 pays représentant tous les continents et régions du monde et l’avis des décideurs de gouvernements, institutions internationales, entreprises et ONG. D’après cette étude, l’Egypte est le pays qui a le soft power africain le plus influent au monde. La même étude constate que les pays africains gagnent en influence. Les 4 pays soft power les plus influents du continent ont progressé ces trois dernières années, même si jusque-là, aucune nation africaine n’a intégré le top 20 mondial des pays les plus influents. Forte de son histoire millénaire, de sa stabilité politique recouverte en dépit de l’instauration d’un régime très autoritaire depuis 2014, de son rayonnement culturel et attirant des millions de touristes par an, l’Egypte s’est imposée naturellement comme le pays africain le plus influent.  A la deuxième position, se trouve l’Afrique du Sud dont l’influence internationale est due  «en particulier aux secteurs des médias et de la communication, de l’éducation et des sciences, ainsi que celui des affaires», souligne l’étude du cabinet britannique Brand Finance.  Le Maroc, de son côté, s’est positionné à la 3e place grâce à d’importants efforts diplomatiques. En dépit de ses problèmes sécuritaires et politiques, le Nigeria, le géant africain, s’est hissé à la 4e place des pays africains les plus influents dans le monde grâce aux progrès des secteurs des industries créatives et culturelles, notamment à la musique et au cinéma. L’impact de ces deux sous-secteurs au Nigeria avait déjà été mis en avant par l’African Trade Report 2022 produit par Afreximbank. « L’industrie cinématographique nigériane, Nollywood, reconnue comme le deuxième plus grand producteur de films au monde, exporte des milliers de films chaque année et fait la promotion du riche patrimoine culturel africain dans le monde entier », avait relevé cette étude. L’Algérie est devancée par l’Egypte (1er du top 10 africain et 31ème à l’échelle mondiale), le Maroc (3ème du top 10 africain et 46ème mondial) et même le petit Rwanda arrivé au 7e rang africain grâce à sa campagne de Nation Branding « Visit Rwanda », son partenariat avec le Paris Saint-Germain et une communication publique maitrisée transformant ce petit pays africain ravagé par un génocide en 1994 en un pays séducteur et sympathique. Les autres pays africains de ce Top 10 sont Maurice (5ème du top 10 africain et 71ème mondial), le Rwanda (6ème du top 10 africain et 74ème mondial), le Ghana (9ème du top 10 africain et 86ème mondial) et Madagascar (10ème du top 10 africain et ème mondial). Pour ce qui est du Maroc, doit sa place à ses importants efforts diplomatiques. Le Nigeria, quant à lui, doit ses récents progrès aux secteurs des industries créatives et culturelles, notamment à la musique et au cinéma. Maurice pour sa part a fait de nombreux efforts de Nation Branding, notamment pour promouvoir ses destinations touristiques. Ces efforts du pays ont naturellement généré un soft power qui s’est hissé dans le top 75 mondial dès sa première apparition dans ce classement. A cet effet justement, la présence du Rwanda est loin d’être une surprise, car avec sa campagne de Nation Branding « Visit Rwanda », son partenariat avec le Paris Saint-Germain et une communication publique maitrisée, il est fort probable que ce pays fera partie dorénavant des soft power les plus importants du continent. Pour rappel le concept du soft power, créé par l’américain Joseph Nye,  est la capacité d’un État à influencer et à orienter les relations internationales en sa faveur par un ensemble de moyens, autres que la force ou toute autre contrainte. 

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