21st Century Competencies .

Summary Technological, economic and societal transformations that took place in recent years have shaken the models. Globalization, fierce competition, environmental concerns and the rapid growth of algorithms are already affecting deeply the world of work. To address these deep changes, it will be imperative henceforth to depend on the skills that make humans uniques :Creativity, Communication, Critical Thinking and Cooperation. These competencies allow the building of the future world intellectual elite that shall be both reliable and effective. Four of these competencies are fundamental to individual success. These are the famous 4Cs. These four cognitive competencies which can be taught and which allow the resolution of complex problems are: Creativity, Critical Thinking, Communication and Cooperation. By ignoring the subject, developing countries cause essential competitive advantage to fall behind: Human capital.The human capital of a nation is the stock of knowledge and competencies owned by individuals. The level of this stock determines straightforwardly economic performance. In the 21st century, in a society where  performance relies on the ability to access information, to structure it and to use it to solve new problems, the development of 4Cs  becomes fundamental along with the identification of individuals who master them. Such a change goes through several stages: knowing how to spot , measure and assess these competencies then tutoring instructors on how to teach and develop them, then instructing recruiters to make them part of their criteria and to develop them continuously in their companies. Competencies evaluation in the 21st century requires partly a different approach from the one  prevailing in the world. Critical thinking present today models of evaluation that have proven their worth for several decades and do not present any particular challenge in this regard. Creativity, which is also a cognitive competence has been increasingly evaluated for the last fifteen years which made it possible to develop a better understanding of the subject. By contrast, the sense of communication and the sprit of cooperation, which are interpersonal skills, fall outside the habitual  measurement models, and it can be tricky to measure them in the strict sense of the term. To remain competitive, it is important for governments in developing countries  to  review their education systems, and for companies to reconsider their criteria and methods of recruitment. This is about a whole system that needs to be developed both in relation to the education system and to the human resources in organizations. The journey shall be long and  resistances shall be numerous. Therefore the work shall start now. you might as well get started. Les compétences du 21ème siècle À l’ère de la culture numérique, de nouvelles exigences apparaissent dans le domaine de l’éducation et de l’emploi. Au cours des vingt dernières années, plusieurs termes ont été utilisés pour les désigner, tels que compétences de base, compétences essentielles, compétences clés, etc. Cependant, durant les dernières années plusieurs modèles internationaux ont été proposés afin de lister et catégoriser les compétences du 21ème siècle. La première initiative sur ce sujet a été lancée en 2002 sous le nom de Partenariat pour les Compétences du 21ème siècle, ou P21, avec l’appui de America Online (AOL), Cisco Systems, Microsoft et du Ministère de l’Education des Etats Unis. Une autre initiative importante, initié en 2008, est l’ATC21S, l’organisation pour l’évaluation et l’enseignement des compétences du 21ème siècle. L’OCDE s’y est associée pour faire évaluer les tests PISA, servant à évoluer le niveau des élèves de 15 ans dans les pays de l’OCDE. Plus largement, dans de nombreux pays développés, des groupements d’experts se sont intéressés au sujet, de l’UNESCO à l’Union Européenne. Aujourd’hui, plusieurs milliers d’organisations dans le monde travaillent sur les compétences du 21ème siècle. Quelles sont donc les Compétences clés  du 21ème Siècle ? Mais avant de répondre à cette question, il convient  tout d’abord de définir qu’est-ce que la compétence. Pour  le professeur Jacques Tardif « la compétence est un savoir agir prenant appui sur la mobilisation et la combinaison efficaces d’une variété de ressources internes (savoir, capacité cognitive, capacité métacognitive, savoir-faire relationnel, savoir-faire procédural, ressources physiologiques, ressources émotionnelles, …) et externes (réseaux, logiciels, banques de données, ressources documentaires, membres du collectif, moyens de l’environnement professionnel, …) à l’intérieur d’une situation dans un contexte donné. » (Jacques Tardif, l’évaluation des compétences). Les chercheurs néerlandais, Joke Voogt et Nathalie Pareja Roblin, ont investigué les grands référentiels dont l’objectif est de promouvoir les compétences qui doivent être enseignées dans les écoles du 21e siècle. Trois de ces référentiels proviennent d’organismes internationaux bien connus : l’UNESCO, l’OCDE et l’Union Européenne. Quant aux autres, un provient de l’Australie et trois des États-Unis et ils ont la particularité d’avoir reçu des appuis de grandes institutions privées. Une indication, affirment les chercheurs, d’un « fort intérêt de la société civile pour les compétences du 21e siècle. » La comparaison du contenu des référentiels permet de constater que, si la définition des compétences du 21e siècle n’est pas stabilisée, les  référentiels suivants font consensus : -collaboration, -communication, -compétences liées aux technologies de l’information et des communications (TIC), -habiletés sociales et culturelles, citoyenneté. Les compétences identifiées dans la majorité des référentiels : -créativité et innovation -pensée critique, -résolution de problèmes, -capacité de développer des produits de qualité et productivité. D’autres compétences sont mentionnées plus rarement, telles que la capacité d’apprendre, l’autonomie (self-direction), la capacité de planifier, la flexibilité, l’adaptabilité ou la résolution de conflits, etc. Privilégiées entre toutes, les compétences liées aux TIC sont au cœur de tous les référentiels. Dans la plupart, elles sont regroupées en trois catégories : L’« information literacy » réfère à la capacité (1) à accéder de manière efficace à de l’information pertinente, (2) à évaluer l’information avec une approche critique et (3) à l’utiliser avec justesse et créativité. L’ «ICT literacy» réfère aux connaissances techniques qui permettent d’utiliser les technologies de l’information et de la communication. Elles peuvent aussi être comprises dans le sens plus large de l’utilisation des technologies digitales, des outils de communication et/ou des réseaux pour accéder, gérer, intégrer, évaluer et créer de l’information utile dans la société du savoir. La «technological literacy»

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Le chômage des jeunes augmente dans le monde

La situation de l’emploi à travers le monde n’est guère rassurante. Les perspectives s’annoncent d’ailleurs difficiles, surtout dans la conjoncture économique et politique actuelle à travers différentes régions du globe. L’Organisation Internationale du Travail, dans son rapport annuel sur les 15-24 ans, montre l’augmentation du nombre de jeunes en situation de pauvreté extrême malgré le fait qu’ils travaillent. Dans les pays émergents essentiellement. C’est un très net retournement de tendance. L’Organisation Internationale du Travail estime que le chômage des jeunes repart à la hausse en 2016 et 2017. L’OIT qui travaille à la fois sur les données conjointes du FMI et les statistiques nationales, estime que le taux mondial du chômage des jeunes entre 15 et 24 ans devrait atteindre 13,1% en 2016 et 2017 (contre 12,9% en 2015). Une hausse de 500 000 jeunes chômeurs. Des jeunes précarisés malgré leur emploi : Mais le plus inquiétant pour l’OIT est la proportion de jeunes, principalement dans les pays émergents, qui vivent dans une pauvreté extrême malgré le fait qu’ils aient un emploi : ils sont 156 millions dans ce cas-là, soit 37,7 % des jeunes travailleurs. 11 points de plus que les travailleurs adultes qui ne sont « que » 26% dans ce cas. L’Afrique subsaharienne a ainsi les taux de pauvreté au travail des jeunes les plus élevés au monde, avec près de 70 %. C’est aussi l’une des raisons de l’immigration : la proportion de jeunes de 15 à 29 ans désireux de s’installer de manière permanente dans un autre pays était de 20% en 2015, mais les tendances les plus élevées se trouvent en Afrique subsaharienne (38%), en Amérique latine et en Europe de l’Est (37%). Des disparités accrues entre hommes et femmes : Cela confirme pour l’OIT que l’objectif des Nations Unies d’éradiquer la pauvreté dans le monde d’ici 2030 ne pourra pas être atteint dans les conditions actuelles de croissance et d’organisation du travail. Pour Steven Tobin, économiste principal à l’OIT et principal auteur du rapport, cette hausse du chômage ou de la pauvreté malgré le travail s’explique par « une récession plus profonde qu’attendue dans quelques grands pays émergents exportateurs de matières premières et par la stagnation de la croissance dans certains pays développés». L’augmentation des taux de chômage des jeunes est particulièrement marquée dans certains pays émergents : en  Amérique latine ou dans les Caraïbes, il devrait passer de 15,7 % en 2015 à 17,1 % en 2017 et de 16,6 à 17,5 % en Asie centrale et occidentale. Pour Deborah Greenfield, Directrice générale adjointe de l’OIT, l’étude révèle de fortes disparités entre jeunes femmes et jeunes hommes sur le marché du travail. Les écarts se creusent. Ainsi, cette année le taux d’activité des jeunes hommes est de 53,9% et celui des jeunes femmes de 37,3 %. L’Asie du Sud, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sont les plus inégalitaires, puisque l’écart entre jeunes hommes et jeunes femmes y est supérieur à 30 points. Difficultés dans les pays développés : Les économies développées ne sont pas épargnées en particulier en ce qui concerne la répartition par âge de la pauvreté : les jeunes se substituent aux personnes âgées en tant que catégorie courant le plus fort risque de pauvreté. Par exemple, en 2014, la proportion des jeunes travailleurs dans l’UE des 28 qualifiés de plus exposés au risque de pauvreté s’élevait à 12,9% contre 9,6% pour les travailleurs adultes. Le problème est particulièrement grave dans certains pays où le risque de pauvreté pour les jeunes travailleurs dépasse les 20%. Globalement, les données récoltées par l’organisation caractérisent les difficultés de longue date du marché du travail. «Ce qui montre que le mécontentement à l’égard de la situation sociale, économique ou politique est en hausse», résume le rapport. Aujourd’hui, la pandémie de coronavirus aggrave le chômage chez les jeunes,  notamment en Afrique du Nord où le taux est le plus élevé dans le monde. De ce fait,  cette sous-région sera confrontée à des problèmes majeurs dans les années qui viennent.

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Déclin des classes moyennes

Déclin des classes moyennes La précarisation de l’emploi et la disparition progressive des métiers moyennement qualifiés sont en train d’entraîner un déclin progressif des classes moyennes. L’OCDE tire la sonnette d’alarme dans le rapport qu’elle vient de publier sur les classes moyennes. Après avoir, depuis une dizaine d’années consacrées une série de rapports à la montée des inégalités et à la panne de l’ascenseur social, l’OCDE s’est logiquement penchée sur les classes moyennes, les grandes perdantes de la dernière décennie. Le constat : au cours des 30 dernières années, les revenus moyens ont à peine augmenté et, dans tous les pays de l’OCDE, «la croissance des revenus médians a été moindre d’un tiers par rapport à la croissance du revenu moyen des 10% les plus riches ». Comme, dans le même temps, le coût des éléments essentiels au train de vie de la classe moyenne a augmenté plus vite que l’inflation (le logement en particulier) et que s’est rajouté à cela un contexte d’insécurité croissante de l’emploi et une transformation rapide des marchés du travail (un emploi sur six à revenu moyen est actuellement confronté à un risque élevé d’automatisation), les classes moyennes sont de plus en plus en difficultés : selon l’OCDE, plus d’un ménage à revenu moyen sur cinq dépense plus qu’il ne gagne et, en outre, il est devenu plus difficile pour les jeunes générations d’accéder à la classe moyenne. « Aujourd’hui, la classe moyenne ressemble de plus en plus à un bateau en eaux troubles » écrit l’OCDE. «Chaque décennie, 1% de la population cesse d’appartenir aux classes moyennes ». Ces menaces sur l’existence même des classes moyennes sont liées, pour une bonne partie, aux modifications de l’emploi et à la lente mais certaine disparition des emplois moyennement qualifiés. L’OCDE explique ainsi que, depuis la génération du boum des naissances (les gens nés entre 1943 et 1964), « chaque nouvelle génération a vu ses chances de faire partie de la classe moyenne diminuer ». La première raison en est qu’un « niveau de compétences plus élevé est désormais nécessaire pour faire partie de la catégorie des revenus intermédiaires ». En d’autres termes, pour les baby-boomers, il suffisait d’avoir des compétences professionnelles « intermédiaires » pour appartenir à la catégorie des revenus intermédiaires. Aujourd’hui, c’est fini car, si le niveau de compétences exigé a augmenté de façon générale, il l’a surtout fait pour la classe moyenne. Un chiffre : près de la moitié des travailleurs à revenu intermédiaire occupent des emplois hautement qualifiés, comparativement à un tiers il y a, seulement, deux décennies. Et, comme la part de travailleurs à revenu intermédiaire occupant des emplois moyennement qualifiés a diminué dans tous les pays, « il est devenu de moins en moins possible d’obtenir le même niveau de revenu que par le passé pour certains emplois. Cette nouvelle association entre les compétences professionnelles et le niveau de revenu peut aider à expliquer une partie de la frustration sociale, qui est au cœur du débat sur la pression qui s’exerce sur la classe moyenne », commente l’OCDE, car « un ménage ordinaire a besoin de deux revenus pour faire partie de la classe moyenne, alors que dans le passé, un seul apporteur de revenu occupant un emploi hautement qualifié était souvent suffisant. Toutefois, même avec deux revenus, il est de plus en plus difficile d’atteindre le niveau de revenu intermédiaire si au moins l’un des partenaires n’est pas hautement qualifié ». La menace de déclassification est bien plus forte pour la classe moyenne inférieure. A l’hyper-qualification nécessaire se rajoute pour elle la disparition des métiers de faible qualification entraînée par la révolution numérique : un travailleur à revenu intermédiaire actuel sur six occupe un emploi à risque élevé d’automatisation, un risque plus proche de celui auquel sont exposés les travailleurs à bas revenu (un sur cinq) que de celui auxquels sont exposés les travailleurs à haut revenu (un sur dix). L’OCDE estime donc prioritaire que tous les Etats membres entament des politiques extrêmement volontaires de correction de ces évolutions, principalement pour les classes moyennes inférieures. Les principales portant sur les systèmes de redistribution sociale et les politiques de logement, mais aussi sur la formation : « garantir l’accès à l’éducation et à la formation des adultes est un défi majeur. Actuellement, les adultes à revenu intermédiaire n’ayant pas fait d’études supérieures, notamment ceux d’un certain âge, se forment nettement moins que les personnes plus jeunes davantage diplômées. Des programmes d’éducation et de formation des adultes plus nombreux et plus innovants devraient cibler les personnes occupant des emplois moyennement qualifiés, ou les secteurs et régions particulièrement exposés au risque de mutations du marché du travail, pour doter les travailleurs à revenu intermédiaire des compétences nécessaires dans un monde du travail en mutation, et cela nécessitera une modernisation en profondeur de ces systèmes ». C’est une politique d’autant plus nécessaire que, selon le directeur de la Direction de l’emploi, du travail et des affaires sociales de l’OCDE, Stéphano Scarpetta «la classe moyenne est le centre de gravité de nos démocraties comme de nos économies». D’abord parce que, selon l’OCDE «la croissance est plus forte dans les pays où la classe moyenne est forte ». Ensuite parce que les classes moyennes jouent un rôle essentiel dans l’exigence d’éducation, la cohésion sociale, la stabilité politique et le fonctionnement des démocraties modernes. Ainsi, pour restaurer la paix sociale et stabiliser la société via l’élection de partis modérés, les décideurs politiques et économiques ont tout intérêt à combattre la montée des inégalités et le déclin de la classe moyenne. D’aucuns diront que combattre ces phénomènes coûtera de l’argent et se traduira probablement par des hausses des impôts. C’est effectivement probable, disent des économistes. Par contre, un peu à l’instar de la lutte aux changements climatiques, payer maintenant pour réduire les inégalités et renforcer la classe moyenne coûte bien moins cher que de ne rien faire et de ramasser les pots cassés plus tard.

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L’Afrique du Nord face aux défis du XXIème siècle

L’Afrique du Nord  face aux défis du XXIème siècle  Aboulmajd Abdeljalil Les mots clés Afrique du Nord, défis, Égypte, Libye, Algérie, Tunisie, Maroc. Introduction : L’Afrique du Nord est parfois appelée « Afrique blanche », du fait que la majorité de sa population est composée de « race blanche ». Ce terme s’oppose à celui d’« Afrique noire », désignant l’Afrique subsaharienne. Friedrich Hegel l’appelait également «Afrique Européenne». Espace historique de croisement de plusieurs populations, l’Afrique du Nord jouit d’un emplacement géographique stratégique. Elle s’étend sur un peu plus de 6 millions de Km²pour une population totale de 250 millions d’habitants en 2012. Bordée par la Méditerranée, le Sahara et l’Océan Atlantique, elle est composée par cinq pays : l’Algérie, la Libye, l’Egypte, la Tunisie et le Maroc. L’Afrique de Nord est une terre dotée de ressources naturelles abondantes. Dans le sol égyptien, il existe de nombreuses ressources: Pétrole, Gaz, Or, Minerai de fer. Son économie repose aussi sur le commerce le long du canal de Suez, les devises des émigrés du Golfe et le tourisme. L’Algérie et la Libye possèdent essentiellement les plus grandes réserves de pétrole et de gaz de la zone. La Tunisie est historiquement liée à l’agriculture et au tourisme, quant aux  mines, le phosphate est l’une des principales richesses minières du pays. Le sous-sol tunisien est en outre doté en gaz naturel, fer, plomb, zinc et mercure. Le Maroc possède d’importantes réserves de phosphate et dispose d’une industrie phosphatière développée lui conférant les rangs de premier exportateur et de troisième producteur au niveau mondial. Le Maroc occupe également une place de choix au niveau mondial pour un certain nombre de substances minérales.  Compte tenu de ses ressources, quels sont les enjeux géopolitiques de cette région. ? Quel sont les problèmes communs de l’Afrique du Nord ? Quels sont les principaux défis à relever pour ces pays ? Quel avenir pour l’Afrique du Nord? Avant  d’essayer de répondre  à ces questions, il convient tout d’abord de donner un  bref aperçu historique de l’Afrique du Nord. I- Aperçu Historiques Pour se projeter loin dans l’avenir, il faut donc prendre du recul et se replonger dans le passé.  Comme dit un proverbe africain « Pour savoir où tu vas, regarde d’où tu viens ».  L’Afrique du Nord n’est entré dans l’histoire qu’avec les Phéniciens qui, originaires du Moyen Orient, ont fondu Carthage en 814 avant J.C. Ils ont établi des relations avec les populations locales, qui sont les ancêtres des populations actuelles Berbères. Après les guerres puniques (264 à 146 av. J.-C) la partie Nord du continent africain entre dans l’empire romain), la méditerranée devient alors un Mare Nostrum homogène comme le montre les nombreux vestiges archéologiques de l’époque romaine. Le christianisme y fit son apparition, selon la légende, par saint Marc à Alexandrie en 60 et par le diacre saint Philippe en Ethiopie. En 400, 90% des Egyptiens sont chrétiens. Le grand théologien saint Augustin était évêque d’Hippone (354-430). De même, les Vandales (429) et les Byzantins (533) pénétraient dans les côtes d’Afrique du Nord, mais leurs occupations étaient brèves dans le temps et dans l’espace. Au VIIe siècle, l’Afrique du Nord subit les invasions arabes. Cette conquête est difficile et se limite à l’Ifriqiya des Romains. De là, les Arabes vont s’enfoncer vers le sud pour contrôler les routes du sel et de l’or à travers le Sahara qui devient alors une zone de contact entre les civilisations arabo musulmane au nord et animiste au sud. Au XVIe siècle, l’expansion turco-ottomane subjugua toute l’Afrique du Nord avant de buter sur le Maroc qui réussit à maintenir son indépendance en s’alliant à l’Espagne chrétienne.  Durant la période coloniale, l’Afrique du Nord fut partagée entre quatre puissances européennes. Les Britanniques s’installèrent en Egypte afin de pouvoir contrôler le canal de Suez. Les Italiens disputèrent le vide libyen à la Turquie. Quant au Maghreb, il fut en totalité rattaché au domaine français, à l’exception de la partie espagnole du Maroc. L’Égypte recouvrit son indépendance en 1922, la Libye en 1951, la Tunisie et le Maroc en 1956, et enfin l’Algérie en 1962. En dépit d’une « arabité » postulée et d’une islamité commune, les cinq pays composant l’Afrique du Nord eurent ensuite des destins divers illustrés par l’épisode dit des «printemps arabes». II- L’Afrique du Nord  face aux défis du XXIème siècle  Le monde d’aujourd’hui est marqué par une instabilité et une imprévisibilité accrues générant des risques de conflits et d’escalade élevés. Au début du XXIème siècle, les pays d’Afrique du Nord sont en proie aux mêmes défis politiques, sécuritaires et socioéconomiques que le reste du continent africain. a) Défis politiques et sécuritaire Les pays du nord de l’Afrique font face à des défis politiques sécuritaires graves. L’augmentation des dépenses militaires complique probablement encore plus les efforts afin de surmonter ces défis. Certes, les pays d’Afrique du Nord ne sont pas en guerre. Mais ils ne sont  pas en paix. Sur un fond de rivalité stratégique entre l’Algérie et le Maroc, des conflits interétatiques et intra étatiques, ainsi que l’impact de l’extrémisme islamique, entraînent une militarisation persistante et un état d’alerte antiterroriste permanent. En Egypte, l’armée piétine dans le Sinaï face à la guérilla islamique, cependant des réseaux fondamentalistes sont actifs dans le reste du pays. La Libye est dévastée par une guerre de tous contre tous, résultat de la guerre faite à l’ancien régime par une coalition inspirée par la France. La Tunisie est coupée en deux, le centre et le sud étant islamistes, cependant que le nord s’accroche à l’héritage « laïc » légué par Bourguiba. L’Algérie, qui subit de plein fouet la baisse du prix du pétrole, risque de ne plus être bientôt en mesure d’acheter la paix sociale. Quant au Maroc, dernier pôle régional de stabilité, la question sociale y est porteuse d’orages. C’est donc toute l’Afrique du Nord, c’est-à-dire tout le flanc sud de l’Europe, qui est menacé d’embrasement. La migration représente un  autre défi  important. Un grand nombre des jeunes les plus ambitieux et les plus entreprenants de l’Afrique se sentent obligés d’émigrer. Aucun pays ne peut se permettre de

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Trois raisons pour lesquelles la plupart des Africains ne sont pas sur Internet – et comment les connecter

Aujourd’hui, seule la moitié des personnes sont en mesure d’accéder à Internet. Beaucoup utilisent leur téléphone portable pour accéder à une gamme de services en ligne qui améliorent la vie dans des domaines tels que la santé, les compétences et l’éducation, la finance et l’emploi, ainsi que l’information et le divertissement. Grâce aux réseaux mobiles, les enregistrements numériques des naissances sont activés pour des millions d’enfants qui n’ont pas d’identité formelle. L’inclusion financière est également devenue possible pour environ 1,7 milliard de personnes exclues des systèmes bancaires traditionnels, leur donnant accès à l’assurance, au crédit et aussi à l’énergie grâce à de simples systèmes de paiement. La liste de choses à faire la plus importante au monde – les objectifs de développement durable des Nations Unies – reflète le consensus mondial sur l’importance de la connectivité et de l’accès universel et abordable à Internet. L’inclusion numérique est un catalyseur clé et un outil essentiel pour la réalisation des autres ODD, comme le rapporte la GSMA – l’organisme qui représente les intérêts des opérateurs de téléphonie mobile dans le monde entier.  Si la portée d’Internet, principalement via le mobile 3G +, s’est considérablement étendue ces dernières années, il existe toujours un «écart de couverture» de plus de 800 millions de personnes vivant dans des zones non couvertes par les réseaux. À la fin de 2018, 44% de la population mondiale non couverte se trouvait en Afrique subsaharienne. Il existe un «écart d’utilisation» encore plus important avec plus de 3,2 milliards de personnes vivant dans des zones couvertes par les réseaux 3G + mais n’utilisant pas les services Internet. Moins d’une personne sur quatre en Afrique accède à Internet aujourd’hui . Par conséquent, les trois quarts de la fracture numérique ne sont pas un problème de couverture. La fracture numérique est loin d’être uniquement un problème de technologie ou de connectivité. Mais alors quelles sont les raisons? Le «fossé d’utilisation» est un rappel fort des divisions sociales, culturelles et générationnelles dans nos sociétés. 1. Abordabilité. Le coût des combinés, de l’énergie et des données est encore trop élevé pour certaines populations. Alors que les solutions à faible coût s’améliorent pour les combinés comme pour les kits et les réseaux d’énergie solaire, une collaboration accrue de toutes les parties prenantes et des gouvernements reste essentielle pour abaisser les barrières et faciliter l’accès pour tous. 2. Manque de compétences numériques et d’alphabétisation. Le principal obstacle à l’utilisation de l’Internet mobile dans les pays à revenu faible et intermédiaire ainsi qu’un problème majeur dans les pays développés. La population restante non connectée est analphabète de manière disproportionnée ou a de faibles niveaux d’alphabétisation. La transformation numérique de nos sociétés apporte plus d’opportunités aux connectés, mais fait de l’analphabétisme numérique la nouvelle frontière de l’inclusion. 3. Le manque de contenu dans les langues locales représente un problème majeur en dehors des États-Unis, de l’UE et de la Chine. Le contenu et les services doivent être pertinents pour les citoyens et répondre à leurs besoins. Combler le «déficit de couverture» des 800 derniers millions est aussi, avant tout, un défi économique. Les zones sans couverture sont généralement des zones rurales avec de faibles densités de population, de faibles niveaux de revenu par habitant et des infrastructures moins développées ou inexistantes. Le déploiement de nouvelles stations de base dans les zones rurales peut coûter jusqu’à deux fois plus cher, tandis que les prévisions de revenus peuvent être jusqu’à 10 fois inférieures à celles de l’équivalent urbain. Les opérateurs de télécommunications s’efforcent de couvrir la plupart de ces domaines de manière efficace, afin d’étendre autant que possible la portée des réseaux commercialement durables en réduisant les coûts de déploiement grâce à de nouvelles innovations techniques dans des domaines clés tels que l’électricité, le backhaul et les technologies de stations de base à faible coût. . De nouveaux modèles de réseau voient le jour en Afrique, en Inde, au Mexique, mais une couverture complète pourrait encore prendre des décennies. La question de l’accès à Internet va au-delà des paramètres des affaires normales et différentes parties prenantes y travaillent depuis quelques années. De nombreuses initiatives, telles que la Commission du haut débit pour le développement durable, l’Alliance pour un Internet abordable, le Groupe de travail sur l’économie numérique (une initiative conjointe de l’UE et de l’Union africaine), ont toutes fait beaucoup pour renforcer l’importance du haut débit dans l’agenda politique international, et encourager les secteurs public et privé ainsi que la société civile à travailler ensemble sur la base de recommandations concertées sur les politiques. Les initiatives de la Banque mondiale pour financer le développement numérique, comme le Partenariat pour le développement numérique ou récemment «Moonshot for Africa», ont des objectifs clairs pour allouer un financement financier important pour soutenir les partenariats et les politiques nécessaires. L’initiative mondiale Internet pour tous du Forum économique mondial a également rapidement atteint un bon élan sur la scène internationale, avec le lancement du rapport éponyme. Il continue de fournir un soutien à certains partenaires nationaux et régionaux (Argentine, Rwanda et Afrique du Sud), ainsi qu’à Smart Africa et à la Banque interaméricaine de développement, et est utilisé pour examiner des modèles de prestation innovants, des modèles d’investissement et des questions de politique et de réglementation. . De l’autre côté, le projet Telecom Infra, avec des représentants d’Internet, des télécommunications, des fournisseurs et des intégrateurs, cherche à créer de nouvelles technologies et à développer des approches innovantes pour déployer l’infrastructure de réseau de télécommunications de manière plus rentable, en particulier dans les zones reculées et rurales. Celles-ci coïncident avec des initiatives telles que la GSMA Connected Society Innovation for Rural Connectivity. Ces initiatives apportent des contributions essentielles à l’inclusion numérique. Cependant, il est maintenant temps de passer à l’échelle et d’accélérer, car le temps presse lorsque l’on considère l’écart grandissant qui est en jeu. Les grands déploiements sont essentiels dans des domaines qui sont aujourd’hui considérés comme «au-delà des affaires». Celles-ci nécessitent la coopération des gouvernements et des institutions financières avec des opérateurs qui assurent une présence locale et de grandes capacités opérationnelles. Pour atteindre l’échelle, le profil et l’impact, il est important pour ces organisations d’impliquer l’industrie mobile et ses capacités opérationnelles déployées localement afin

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Une population réduite dans un monde multipolaire

DR Aboulmajd Abdeljalil Président du CCES Une nouvelle étude publiée dans la prestigieuse revue britannique «The Lancet» le 15 juillet 2020 remet en effet en cause le scénario central de l’ONU qui voit la population mondiale passer de 7,7 milliards d’individus aujourd’hui à 9,7 milliards en 2050 puis à 10,9 milliards en 2100. Ainsi, la Terre abritera 8,8 milliards d’âmes en 2100, au lieu 10,9 milliards, soit deux milliards de moins que les projections actuelles de l’ONU. D’ici la fin du siècle, 183 des 195 pays – à moins d’un afflux d’immigrants – seront tombés en dessous du seuil de remplacement nécessaire pour maintenir les niveaux de population. Plus de 20 pays – dont le Japon, l’Espagne, l’Italie, la Thaïlande, le Portugal, la Corée du Sud et la Pologne – verront leur nombre diminuer d’au moins la moitié. La Chine chutera presque autant, passant de 1,4 milliard de personnes aujourd’hui à 730 millions dans 80 ans. L’Afrique subsaharienne, quant à elle, triplera de taille pour atteindre quelque trois milliards d’habitants, le Nigéria atteignant à lui seul près de 800 millions en 2100, juste derrière le 1,1 milliard de l’Inde. Le professeur Christopher Murray estime que ces prévisions suggèrent de bonnes nouvelles pour l’environnement, avec moins de stress sur les systèmes de production alimentaire et des émissions de carbone plus faibles, ainsi qu’une opportunité économique significative pour certaines parties de l’Afrique subsaharienne. Pour les pays à revenu élevé de cette catégorie, les meilleures solutions pour maintenir les niveaux de population et la croissance économique seront des politiques d’immigration flexibles et un soutien social pour les familles qui veulent des enfants, conclut l’étude. Cependant, face à la diminution de la population, il existe un danger très réel que certains pays envisagent des politiques qui restreignent l’accès aux services de santé reproductive, avec des conséquences potentiellement dévastatrices, a averti Murray. À mesure que la fécondité diminue et que l’espérance de vie augmente dans le monde, le nombre d’enfants de moins de cinq ans devrait baisser de plus de 40%, passant de 681 millions en 2017 à 401 millions en 2100, selon l’étude. À l’autre bout du spectre, 2,37 milliards de personnes – plus d’un quart de la population mondiale – auront alors plus de 65 ans. Ceux de plus de 80 ans passeront d’environ 140 millions aujourd’hui à 866 millions en 2100. Une forte baisse du nombre et de la proportion de la population en âge de travailler posera également d’énormes défis dans de nombreux pays. Le nombre de personnes en âge de travailler en Chine, par exemple, passera d’environ 950 millions aujourd’hui à un peu plus de 350 millions d’ici la fin du siècle – une baisse de 62%. Le déclin en Inde devrait être moins prononcé, passant de 762 à 578 millions. Au Nigéria, en revanche, la population active passera de 86 millions aujourd’hui à plus de 450 millions en 2100. D’ici 2050, le produit intérieur brut de la Chine dépassera celui des États-Unis, mais retombera à la deuxième place d’ici 2100, prévoient les chercheurs. Le PIB de l’Inde augmentera pour prendre la troisième place, tandis que le Japon, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni resteront parmi les 10 plus grandes économies du monde. Le Brésil devrait passer de la huitième à la 13e place aujourd’hui, et la Russie de la 10e à la 14e place. Les puissances historiques, l’Italie et l’Espagne, quant à elles, passent du top 15 au 25e et au 28e rang, respectivement. L’Indonésie pourrait devenir la 12e économie mondiale, tandis que le Nigéria – actuellement 28e – devrait se classer parmi les 10 premiers. « D’ici la fin du siècle, le monde sera multipolaire, avec l’Inde, le Nigéria, la Chine et les États-Unis comme puissances dominantes », a déclaré le professeur Richard Horton. عالم جديد متعدد الأقطاب يتراجع سكانه  أبو المجد عبدالجليل ستكون الأرض موطنا لـ 8,8 مليار نسمة في عام 2100، أي أقل بنحو 2 مليار من توقعات الأمم المتحدة الحالية، وهذا وفقا لدراسة المجلة العلمية البريطانية The Lancet، والتي تتنبأ بنشوء تحالفات عالمية جديدة تتشكل من خلال تراجع سكان العالم. ورجحت هذه الدراسة أن يصل عدد سكان كوكبنا في العام 2100 إلى 8.8 مليار نسمة، أي أقل بمليارين من التوقعات الأممية، بسبب معدل النمو السكاني السلبي المتوقع خلال النصف الثاني من القرن الراهن. وستشهد أكثر من 20 دولة -من بينها اليابان، إسبانيا، إيطاليا، تايلاند، البرتغال، كوريا الجنوبية وبولندا-تراجع عدد سكانها بمقدار النصف على الأقل. كما ستشهد الصين تراجعا من 1.4 مليار شخص حاليا إلى 730 مليون خلال 80 عاما. وخلال ذلك، ستشهد منطقة إفريقيا جنوب الصحراء ارتفاعا في عدد السكان إلى حوالي 3 مليار شخص، وستبلغ نيجيريا وحدها حوالي 800 مليون نسمة في عام 2100. ويقول البروفيسور كريستوفر موراي، مؤلف مشارك في الدراسة بأن هذه التوقعات هي بمثابة أنباء جيدة للبيئة، حيث تتيح ضغوط أقل على أنظمة إنتاج الأغذية وانخفاض في انبعاثات الكربون، وأيضا فرصة اقتصادية كبيرة لمنطقة إفريقيا جنوب الصحراء. ووجدت الدراسة أنه مع تراجع معدل الخصوبة وارتفاع متوسط العمر المتوقع في العالم، فقد ينخفض عدد الأطفال تحت سن الخامسة بنسبة أكثر من 40%، أي من 681 مليون في عام 2017 إلى 401 مليون في عام 2100. ومن جهة أخرى، سيكون 2.37 مليار شخص أي أكثر من ربع سكان العالم، سنهم أكبر من 65 عاما بحلول 2100. وسيرتفع عدد من يبلغ سنهم 80 عاما من 140 مليون حاليا إلى 866 مليون بحلول 2100. يقول البروفيسور إميل فولسيت أن المجتمعات ستكافح من أجل النمو بعدد أقل من اليد العاملة ودافعي الضرائب. على سبيل المثال، في الصين سيتراجع عدد الأشخاص في سن العمل من حوالي 950 مليون شخص حاليا إلى حوالي 350 مليون شخص بحلول نهاية القرن الحالي أي تراجع بنسبة 62%. وفي الهند سيكون التراجع خفيفا، من حوالي 762 مليون إلى 578 مليون شخص. أما في نيجيريا، سترتفع قوة العمل من 86 مليون حاليا إلى أكثر من 450 مليون شخص في عام 2100. تتوقع الدراسة أيضا أنه بحلول 2050، سيتفوق الناتج المحلي الإجمالي للصين على الولايات المتحدة، لكن سيتراجع إلى المركز الثاني بحلول عام 2100. سيرتفع الناتج المحلي الإجمالي للهند ليحتل المرتبة الثالثة، بينما ستبقى اليابان، ألمانيا، فرنسا، والمملكة المتحدة ضمن أكبر 10 اقتصاديات في العالم. ومن المتوقع أن تتراجع البرازيل في الترتيب من المركز الثامن إلى الثالث عشر، وروسيا

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L’identité

Aboulmajd Abdeljalil Président du CCES «La crise d’identité serait le nouveau mal du siècle» Claude Lévi-Strauss (1908 – 2009) «La crise d’identité serait le nouveau mal du siècle» Claude Lévi-Strauss (1908 – 2009) Résumé La citation de Lévi-Strauss nous explique à quel point l’identité est importante autant pour l’individu que pour le groupe. La notion d’identité est actuellement l’une des préoccupations majeures intellectuelles et existentielles. Tout le monde parle de l’identité, tout le monde utilise cette notion. Cet article vise à éclairer les esprits sur quelques facettes de ce phénomène universel, qu’est l’identité. Il cherche, en particulier, à faire comprendre ce qui différencie ses aspects individuels de ses aspects collectifs et d’essayer de démontrer que l’identité est un phénomène dynamique, une construction en perpétuel mouvement, apte à se transformer selon les aléas de son environnement. Mots-clés : Identité, mondialisation, individu, unité, diversité, ethnicité, religion.    I-Introduction L’identité est aujourd’hui sujet de toutes les convoitises, au centre de polémiques et objet de toutes les instrumentalisations. La question identitaire semble être un point commun aux sociétés développées et en voie de développement. Tous posent les questions suivantes : Qu’est-ce que l’identité ? Que signifie-t-elle ?La mondialisation est-elle une menace pour l’identité ?La religion est-elle au cœur de la crise identitaire ? Tout abord, il est important d’essayer de définir ce concept de façon relativement précise pour ensuite analyser ses contours à l’ère de la mondialisation. II- Définition de l’identité Bien que la notion d’identité soit parfaitement ancrée dans le langage quotidien, elle n’en demeure pas moins souvent diffuse et mal définie. De fait, diverses sciences sociales se sont efforcées de décrire ce que recouvre cette notion d’identité. En général les études anthropologiques, sociologiques, historiques, géographiques ou politiques de l’identité traitent des aspects collectifs de la construction identitaire, sans négliger l’aspect individuel de l’identité. C’est pourquoi il est primordial de distinguer ces deux aspects. -L’identité phénomène individuel : Chaque individu possède sa propre conscience identitaire qui le rend différent de tous les autres. Cela signifie que l’identité est d’abord appréhendée comme phénomène individuel. On peut fondamentalement la définir comme la façon dont l’être humain construit son rapport personnel avec l’environnement. Ainsi, pour toute société humaine, toute nation, tout être humain l’identité est fondamentale. C’est une question d’appartenance mais aussi un problème existentiel majeur. Dans son ouvrage «Les identités meurtrières», Amin Maalouf explique qu’une identité est forcément complexe : chaque être humain est singulier car son identité est composée d’influences multiples, plus ou moins importantes, mais dont aucune n’est négligeable. -L’identité phénomène collectif : L’identité est définie aussi comme l’appartenance à certains groupes et c’est pourquoi on parle «d’identité collective». Les identités collectives se constituent lorsque plusieurs personnes se sentent reliées les unes aux autres du fait qu’elles partagent des caractéristiques identitaires. Un enfant apprend par le biais de son environnement direct quels groupes il doit différencier, desquels il fait partie et desquels il doit se démarquer. C’est l’environnement de l’enfant qui lui transmet les différenciations, notamment selon le statut social, la couleur de la peau, la religion, la nationalité. Bref, l’identité collective est ce qui réunit les individus d’une communauté, au-delà de leurs inégalités sociales, et qui au travers du partage de la langue, de l’histoire, des religions, des valeurs leur donne le sentiment d’appartenir à une communauté et l’envie de la défendre. III- Mondialisation et identité : À l’heure actuelle, La mondialisation est en train de bouleverser non seulement les équilibres socioéconomiques mais aussi des cultures installées. Cependant, au-delà, d’espoir et d’inquiétude, la mondialisation est avant tout caractérisée comme un phénomène économique ancien et continu du développement du capitalisme libéral. Elle est donc un processus et non un état. Comprise comme un processus qui transforme le monde en «village global», la mondialisation est un phénomène ancien qui prend ses racines dans l’histoire où le processus de mondialisation existe depuis bien longtemps. Toutefois, la mondialisation telle qu’elle existe aujourd’hui ne se réduit pas à ses effets économiques, mais elle a aussi des effets culturels et écologiques. Depuis une trentaine d’années, en Amérique du Nord et en Europe, la concurrence et l’interdépendance des économies, l’accroissement des échanges commerciaux et le développement des flux migratoires inquiètent des citoyens, des syndicats, des partis politiques, des journalistes qui s’interrogent sur la singularité de leur pays, de leur société, de leur religion, de leur identité. Des mouvements naissent en réaction à cette mondialisation déséquilibrée. Ces mouvements sont des actions collectives menées en vue d’un objectif, dont le résultat, en cas de succès comme en cas d’échec, transforme les valeurs et les institutions de la société. Leurs fondements sont basés sur l’identité.Une identité ne cesse de se construire et de se reconstruire. Ainsi, dans une situation de crise, quand les individus perdent leurs repères, sont menacés ou confrontés à l’incertitude, l’identité devient un refuge, une échappatoire. Deux grandes forces vont profondément affecter le monde au cours des prochaines années : la croissance de la population et la nouvelle économie. Cette nouvelle économie qui est centrée autour des moyens de communications bon marché apporte de fantastiques opportunités pour de nombreux pays développées et en développement. Cependant, cette nouvelle économie porte aussi ses incidences sur les spécificités socioculturelles. Amin Maalouf signale qu’à l’ère de la mondialisation une nouvelle conception de l’identité s’impose. Si on n’arrive pas à assumer nos appartenances multiples et à faire une conciliation entre le besoin d’identité et l’ouverture décomplexée aux cultures différentes on assistera à des réactions égarées de la part des individus. Ainsi, une mondialisation mal maîtrisée, trop rapide, mal comprise entraîne le développement et le renforcement des identités de toute sorte. IV – La religion et l’identité Quoique cela ne soit peut-être pas nécessaire, il peut être utile de commencer par une brève définition ou description de la religion. Alors qu’est-ce que la religion ? Pour l’écrivain Patrick Banon, dans son livre « Guide du mieux vivre ensemble ma laïcité, ma religion, mon identité », il n’y a pas de définition précise. Ce que l’on sait, par contre, c’est qu’il y a plusieurs systèmes religieux croyant tous qu’ils détiennent la vérité. Pour Banon, aucune religion n’est condamnable, ce n’est que les pratiquants qui peuvent avoir

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Les défis post-printemps arabe

« Les arabes se sont mis d’accord pour ne pas être d’accord » Ibn Khaldoun Résumé En 2011, le «Printemps arabe» a révélé l’incroyable pouvoir des réseaux sociaux pour éveiller les consciences et fédérer les revendications citoyennes. Le présent article analyse les défis à surmonter après les bouleversements dudit « printemps arabe », qu’il s’agisse de la problématique du chômage structurel, de l’instauration d’un système démocratique. Mots Clés Défis, post- printemps, jeunesse, justice, liberté et démocratie I-Introduction : De l’Atlantique au Golfe, le Monde arabe occupe une position géostratégique remarquable. Espace de transit, il contrôle de grands itinéraires commerciaux et Le sol arabe renferme les plus grandes réserves en pétrole et en phosphate dans le monde sans pour autant assurer le développement économique de territoires où tensions et rivalités s’avivent. Cette région en crise inquiète, tant les conflits qui s’y déroulent, difficilement contrôlables, peuvent être lourds de conséquences. Quelle est la situation actuelle du monde après ledit «Printemps arabe» ? Quels sont les grands défis du monde arabe ? Où va le monde arabe emporté par le tourbillon d’une crise qui est très loin d’être terminée ?  II-Monde arabe en ébullition : Commençons, d’abord, par préciser que le Monde arabe actuel est en ébullition.            La situation actuelle dans le monde arabe trouve ses origines dans les évènements déclenchés au début des années 1990. Dans les années 1990 et suite à l’effondrement de l’Union Soviétique et du bipolarisme, les thèses développées par le stratège Britannique Bernard Lewis au cours des années 1950, soutenant que « les ressentiments » des peuples du Moyen-Orient résultaient « non pas d’un conflit entre des Etats ou des nations mais du choc entre deux civilisations ont été reprises par Samuel Huntington dans « le choc des civilisations » et, Francis Fukuyama dans célèbre « la Fin de l’Histoire ». Avec l’avènement universel de l’économie de marché et de la démocratie, l’humanité avait atteint, semblait-il, un sommet indépassable. Les deux ouvrages appelaient à la refonte des relations internationales et l’établissement d’un «nouvel ordre mondial» unipolaire sous la conduite des Etats-Unis suite à «la victoire de la démocratie occidentale» dans la guerre froide contre les autres idéologies politiques. Les anciens projets de partition du monde arabo-musulman ont été remis à jour avec comme objectif la révision des frontières héritées des arrangements anglo-français centenaire de Sykes-Picot. Depuis 1991, le monde arabe n’en finit plus de se morceler et de se balkaniser. Cela a commencé avec la Somalie, puis le Soudan, l’Irak, la Syrie, jusqu’au Yémen. Il y a un effondrement soit économique, soit politique, soit géopolitique et militaire, soit les trois, avec une division profonde au sein de la ligue des 22 Etats arabes. Bref il s’agit d’une nouvelle étape.  En effet, Les crises tragiques de 2011 ont conduit, à des situations de guerres civiles d’intensité variable en Libye, Syrie et Yémen, avec des changements de régimes plus ou moins crédibles (Tunisie, Libye et Egypte), au Moyen-Orient (Syrie, Yémen) et à des processus de négociations afin de maintenir une certaine paix sociale (Maroc, Algérie), sans que les problèmes de fond ne soient réglés pour autant. Ainsi, la colère pourrait resurgir, comme se produit aujourd’hui dans d’autre pays arabes, en Amérique latine et en Asie. Les raisons de cette colère dans certains pays peuvent paraître dérisoires, mais il faut voir cela comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase. L’historien britannique Edward P. Thompson (1924-1993), a étudié cette étincelle et l’a expliquée avec son concept «économie morale de la foule». (La population est prête à accepter un certain nombre de sacrifices, financiers, économiques, sociaux. Mais arrive un moment où le sacrifice supplémentaire est perçu comme inacceptable, illégitime et injuste. C’est à ce moment que se fait la rupture et la bascule). III-Les défis post-printemps arabe : En proie au terrorisme, mais aussi à de multiples défis politiques, sociaux, économiques et culturels, le monde arabe traverse actuellement une période compliquée sur le plan économique. Les difficultés rencontrées par ces pays sont en partie liées aux modèles économiques, mais aussi à des caractéristiques spécifiques telles que la démographie, l’éducation et la mauvaise gouvernance. Cette contribution se contente d’aborder deux défis majeurs d’ordre social et politique auxquels sont confrontés la majorité des pays arabes. Il s’agit du Chômage des jeunes et de la démocratie. En effet, le chômage très élevé des jeunes constitue l’un des défis majeurs auquel doivent faire face la plupart des pays arabes. Les deux tiers de la population des pays arabes ont moins de 30 ans. Cela concerne déjà plus de 100 millions de personnes. Et la tendance, quoique fléchissante, restera positive jusqu’en 2050. Mais cette masse, une ressource incroyable, un potentiel de développement économique et social unique, peut aussi constituer un risque majeur pour la stabilité de la région arabe. Au cours des dernières décennies, la région arabe a détenu les niveaux les plus élevés de chômage du monde, en particulier parmi les jeunes et les femmes. Le chômage des jeunes dans le monde arabe résulte d’un certain nombre de graves problèmes économiques, politiques et sociaux, dont l’absence de stratégies saines de développement, un climat des affaires défavorable, la mauvaise gouvernance, le manque de transparence et de responsabilisation et la corruption généralisée. Ainsi, les pays arabes resteront instables tant que le « tsunami des jeunes » ne sera pas terminé. Dans ce cadre, il convient d’agir dans trois domaines en priorité : l’éducation et la formation, l’intégration économique et la réduction des inégalités, l’intégration citoyenne. Le secteur éducatif reste largement à moderniser pour qu’il devienne un véritable espace de formation du citoyen, et pour qu’il soit mieux adapté au marché du travail. De même, il est fondamental d’assainir le marché du travail, en le rendant plus transparent et plus équitable. Un vaste chantier de réformes économiques doit être mis en place, axée prioritairement sur une transition vers des économies post-rentières et la création massive d’emplois pour endiguer le phénomène de chômage parmi les jeunes. Enfin, sur le plan citoyen, il faudra accompagner les transitions démocratiques en aidant les jeunes à s’organiser et à se structurer pour agir : -favoriser leur engagement associatif, fortement délaissé, ce qui renforcera la société

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