Géopolitique de l’État du Qatar

Depuis l’accession au pouvoir de l’Emir Sheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani en 1995, le Qatar a considérablement évolué pour devenir un acteur incontournable dans la médiation internationale. Cet article a pour objet  de présenter d’une manière objective et complète les principaux aspects de la géopolitique de Qatar à travers son histoire récente, ses institutions, son développement économique et ses enjeux régionaux. I) Aperçu  historique Après le départ des Ottomans, au début de la Première Guerre mondiale, les Britanniques reconnaissent le cheikh Abdallah bin Jassim Al-Thani comme monarque, concluant un traité un traité de protectorat avec les Qataris sur la même forme qu’avec les autres principautés du Golfe. En 1939, du pétrole est découvert à Dukhan, à l’ouest du Qatar. Mais l’exploitation ne commence qu’en 1949 en raison de la seconde guerre mondiale. Dans le contexte de la décolonisation après 1945, cette tutelle britannique, qui n’a pas de conséquences directes sur le développement du pays contrairement à d’autres possessions coloniales, commence toutefois à être mise en cause dans les années 1960. Ainsi en 1967, le gouvernement britannique annonce  son retrait unilatéral des forces d’Asie et du Golfe. Aden, elle-même était abandonnée et Chypre demeurait la pointe orientale avancée du dispositif stratégique du Royaume-Uni. En 1971 le Qatar accède à son indépendance et refuse de rejoindre les Émirats arabes unis nouvellement créés. La famille souveraine Al-Thani gouverne initialement de façon traditionnelle. L’arrivée au pouvoir d’une nouvelle génération marque un tournant dans la politique de développement du Qatar. L’Emir Hamad ben Khalifa Al Thani définit une stratégie de modernisation et de puissance dans quatre directions : l’information, les investissements financiers, le sponsoring et la politique étrangère. En plus du développement économique, le développement humain est l’une des quatre priorités de l’émirat, comme cela a été identifié dans le document présentant la vision nationale 2030 «Qatar National Vision» visant à faire du Qatar une société avancée capable de maintenir son développement et de fournir un niveau de vie élevé à son peuple à l’horizon 2030. De même, l’Emir a annoncé son intention d’amener le Qatar à la démocratie, et a autorisé une presse libre et ouverte et des élections municipales. Des réformes démocratiques, économiques et sociales ont été menées ces dernières années. En 2003, la constitution du pays a été approuvée par un référendum démocratique. En août 2013, l’Emir Hamad Ben Khalifa al-Thani passe le pouvoir à son fils Tamim, après 20 ans de construction d’une reconnaissance stratégique et diplomatique du pays. En accédant au pouvoir l’Emir Tamim bin Hamad Al Thani poursuit le processus de transformation économique et sociétale profond engagé par son père l’Emir Hamad, en partisan résolu de l’ouverture mais soucieux néanmoins de concilier développement du pays et respect des traditions. II) Le Qatar du soft power au hard power Ce pays de confession sunnite, principal exportateur de gaz naturel liquéfié (LNG), dispose des grandes réserves mondiales de gaz qui lui rapportent suffisamment d’argent pour développer ce qui, dans les pays du Golfe mais aussi à l’échelle du monde, fait sa force : son soft power. Le soft power, c’est l’influence qu’exerce un pays par d’autres moyens que les armes, qui sont donc le hard power.  Pour Joseph Nye, analyste et théoricien américain des relations internationales, le soft power n’a vocation qu’à compléter le hard power, pas à le remplacer. Selon les propres mots de son promoteur, il représente « l’autre face de la puissance ». Aux côtés des formes traditionnelles de coercition, il s’agirait, pour chaque acteur international, d’étendre le « domaine de la lutte » vers les spectres de l’influence et de la séduction. Pour reprendre la théorie Joseph Nye, si le Qatar ne peut user que modérément de son hard power (ou de sa force coercitive, principalement militaire voire, parfois, économique), il peut néanmoins tenter de renforcer son soft power, ce qui inclus, entre autres, l’information et sa diffusion. La chaîne al Jazeera, (Péninsule), qui s’imposera comme le meilleur outil de soft power qatari. Les conflits en Afghanistan (2001), Irak (2003), et plus récemment ce qu’on appelle le «Printemps arabe» sont entre autres exemples là pour le prouver. Le basculement lors de l’année 2011 et renvoie à la fois aux bouleversements géopolitiques régionaux dus aux soulèvements de 2011. Le changement de stratégie régionale du Qatar fut commencé en Libye puis poursuivi en Syrie. Dans ces deux cas, le Qatar a ouvertement soutenu une partie des acteurs impliqués dans un conflit et s’est engagé directement dans des théâtres d’opération rompant ainsi avec sa politique de médiateur neutre. Ainsi, Qatar a clairement rompu avec ses politiques d’influences précédentes inspiré du soft power anglo-saxon pour s’engager dans une politique de puissance proche du hard power. III) Qatar l’Iran et les pays du Golf Ayant établi un lien privilégié avec les États-Unis (ceux-ci ont stationné à Al Oudeid leur plus grande base aérienne), Doha ménage également ses relations avec Téhéran car les deux États partagent l’exploitation du champ gazier North Dome (nommé South Pars côté iranien). La posture est délicate : les voisins du Qatar l’accusent d’être un agent de la République islamique et de participer aux plans de déstabilisation du monde sunnite. En fait, l’Iran et Qatar exploitent conjointement le même  vaste champ gazier, le North Dome du côté qatarien, et le South Pars du côté iranien.  Cet énorme gisement de gaz oblige  les deux Etats à la coopération. Ces liens que Doha entretient avec l’Iran cristallisent encore un peu plus des relations compliquées  et tendues entre le Qatar et l’Arabie saoudite, qui voit dans Téhéran un rival à ses rêves de puissance dans la région. Les racines de la rivalité entre les voisins du Golfe sont en réalité beaucoup plus anciennes et ont surtout trait aux ambitions d’hégémonie régionale des uns et des autres. Alors que l’Emirat se lançait dans les années 1990 dans une grande opération de développement tous azimuts – énergétique, économique, éducatif, etc. L’Emir, Cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, arrivé au pouvoir en juin 1995, décide, de changer radicalement le destin du pays. Le Qatar passe du statut de pétromonarchie insignifiante à celui d’acteur influent de la scène internationale.  A partir de 2008, la situation entre les deux pays devient tendue. Le

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La problématique du chômage des jeunes en Afrique

«Peu importe la vitesse à laquelle vous allez, du moment que vous ne vous arrêtez pas» Confucius (551-479 avant JC) Ces dernières décennies ont été marquée par de nombreuses crises économiques, sécuritaires et sociales. Ces crises ont eu des conséquences néfastes sur le continent africain dont le chômage et l’emploi des jeunes. Quelles sont les causes et conséquences du chômage des jeunes en Afrique? Pourquoi l’emploi des jeunes est crucial pour la stabilité politique en Afrique? Que faut-il changer pour résoudre le problème de l’emploi des jeunes en Afrique? I-L ’Afrique vivier de main d’œuvre L’Afrique est le continent le plus jeune de la planète. Avec près de 200 millions de personnes âgées entre 15 et 24 ans, l’Afrique a la population la plus jeune au monde. Et elle ne cesse de croître rapidement. Le nombre de jeunes en Afrique va doubler d’ici 2045. L’évolution de la démographie constitue un facteur explicatif des niveaux élevés de chômage des jeunes en Afrique. Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), « 25,6 millions de jeunes travailleurs âgés entre 15 et 29 ans entreront sur le marché du travail et auront besoin de trouver un emploi » d’ici 2030. Cette hausse de la main-d’œuvre des jeunes sera « presque entièrement » le fait de l’Afrique. La population en âge de travailler sur le continent africain devrait atteindre près d’un milliard à l’horizon 2030. Pour faire face à cette croissance, selon la Banque africaine de développement (BAD), « l’Afrique doit créer chaque année environ 12 millions de nouveaux emplois pour contenir l’augmentation du chômage ». En moyenne, toujours selon des estimations de l’institution panafricaine, 11 millions de jeunes entrent chaque année sur le marché du travail en Afrique qui ne dispose pour eux que de 3 millions d’emplois, soit un écart d’environ 8 millions. Résultat : »Les jeunes représentent 37% de la population active, mais constituent environ 60% des personnes au chômage », note la BAD.  L’Union africaine (UA) a lancé le 25 avril 2019 un programme baptisé « 1 million by 2021 Initiative », « une preuve de (son) engagement en faveur des jeunes », précise un communiqué de l’organisation. L’objectif de ce projet est d’offrir des opportunités à « des millions de jeunes Africains d’ici 2021 », notamment en matière d’emploi, d’entrepreneuriat et d’éducation.  Deux ans pour éclaircir, par exemple, l’horizon des « plus de 11 millions de jeunes sans travail en Afrique subsaharienne et (des) 69% des jeunes qui s’identifient comme ‘travailleurs pauvres »,  selon les chiffres de l’OIT. Dans cette partie du continent, le marché du travail est caractérisé par l’inadéquation des qualifications  et l’importance du secteur informel, où les rémunérations sont faibles et la protection sociale inexistante.  II-Le chômage des jeunes, une force de déstabilisation L’un des défis les plus pressants pour l’Afrique est la montée du chômage, ainsi que les niveaux élevés d’emploi vulnérable et de travailleurs pauvres en Afrique, qui devrait augmenter dans les prochaines années. Compte tenu du rôle clé de la jeunesse dans le développement futur, l’ exclusion exerce un coût élevé pour la société, ce qui pose une menace potentielle pour la sécurité humaine sous toutes ses formes. Les répercussions sont potentiellement dévastatrices sur les plans social, économique et personnel, c’est pourquoi l’OIT met en garde de ce qui pourrait devenir une «génération perdue». Leur sort pourrait aussi engendrer une multitude de problèmes dans l’avenir pour ceux sans expérience de travail ou sans éducation qui pourraient passer le même modèle à leurs enfants. A titre d’exemple en Afrique du Nord, le raz-de-marée provoqué par les soulèvements de la jeunesse arabe s’est mué, en ce qui est désormais appelé le printemps arabe. « Cette jeunesse éduquée et souvent diplômée confrontée au chômage, au népotisme et à l’impuissance des vieux dictateurs à lui offrir un avenir, n’a jamais cru en la capacité de quelques hirondelles électorales à faire un printemps démocratique. Fatiguée par les promesses non tenues et des plans de développement venus d’ailleurs, sous prétexte de co-développement, la jeunesse arabe a compris qu’il ne saurait y avoir de justice sociale et de partage équitable des richesses sans une démocratie réelle… ». III-Opportunités et solutions possibles Les nouvelles technologies de l’information sont une source considérable d’emplois et les opportunités de travail liées au numérique et à l’économie verte. En effet, outre l’informatique, une personne formée à ces technologies pourra mettre en application ses compétences dans de nombreux domaines, comme l’agriculture, la santé, les énergies renouvelables ou encore l’éducation. Sans compter les nouveaux métiers que peut offrir le secteur, comme l’Internet des objets, la cybersécurité – un enjeu majeur de la démocratisation du numérique – ou la blockchain. Des opportunités à prendre en compte quand l’on sait qu’à l’horizon 2030 plus de 30 millions de jeunes Africains entreront chaque année sur le marché du travail. Dans son étude intitulée « The Future of Jobs and Skills in Africa. Preparing the Region for the Fourth Industrial Revolution », publiée en mai 2017, le World Economic Forum (WEF) estimait que les jeunes Africains titulaires d’un diplôme en sciences, technologies, mathématiques et ingénierie (STEM) ne représentaient encore que 2 % de la population totale d’âge universitaire du continent. Ainsi, les TIC donnent à l’Afrique l’occasion de «sauter les étapes du développement», «d’accélérer sa marche vers un avenir meilleur» et de «faciliter le grand bond technologique». Aussi, l’agriculture est une excellente source de création d’emplois pour les jeunes, grâce à l’approche de la chaîne de valeur, il est possible de générer plusieurs opportunités d’emploi. Cependant, il y a un besoin urgent de transformer les agriculteurs en entrepreneurs qui réussissent. Pour ce faire il faudra nécessairement prendre des mesures pour moderniser ce secteur et ainsi obtenir de meilleurs résultats dans la production, la productivité et plus de revenus. Ensuite, étant donné que la récente croissance économique en Afrique n’a pas conduit à la création d’emplois pour les jeunes, il est impératif de concevoir des stratégies de croissance ciblant les secteurs de développement clés qui génèrent des emplois. En Asie la révolution de l’agriculture se concentrait surtout sur l’amélioration des rendements, et cela reflétait une combinaison critique d’un meilleur accès aux marchés, à la finance, à la technologie et aux techniques. L’inclusion économique importait plus que la restitution des terres.   Il est également essentiel d’améliorer le climat global des affaires et de mettre en place

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21st Century Competencies .

Summary Technological, economic and societal transformations that took place in recent years have shaken the models. Globalization, fierce competition, environmental concerns and the rapid growth of algorithms are already affecting deeply the world of work. To address these deep changes, it will be imperative henceforth to depend on the skills that make humans uniques :Creativity, Communication, Critical Thinking and Cooperation. These competencies allow the building of the future world intellectual elite that shall be both reliable and effective. Four of these competencies are fundamental to individual success. These are the famous 4Cs. These four cognitive competencies which can be taught and which allow the resolution of complex problems are: Creativity, Critical Thinking, Communication and Cooperation. By ignoring the subject, developing countries cause essential competitive advantage to fall behind: Human capital.The human capital of a nation is the stock of knowledge and competencies owned by individuals. The level of this stock determines straightforwardly economic performance. In the 21st century, in a society where  performance relies on the ability to access information, to structure it and to use it to solve new problems, the development of 4Cs  becomes fundamental along with the identification of individuals who master them. Such a change goes through several stages: knowing how to spot , measure and assess these competencies then tutoring instructors on how to teach and develop them, then instructing recruiters to make them part of their criteria and to develop them continuously in their companies. Competencies evaluation in the 21st century requires partly a different approach from the one  prevailing in the world. Critical thinking present today models of evaluation that have proven their worth for several decades and do not present any particular challenge in this regard. Creativity, which is also a cognitive competence has been increasingly evaluated for the last fifteen years which made it possible to develop a better understanding of the subject. By contrast, the sense of communication and the sprit of cooperation, which are interpersonal skills, fall outside the habitual  measurement models, and it can be tricky to measure them in the strict sense of the term. To remain competitive, it is important for governments in developing countries  to  review their education systems, and for companies to reconsider their criteria and methods of recruitment. This is about a whole system that needs to be developed both in relation to the education system and to the human resources in organizations. The journey shall be long and  resistances shall be numerous. Therefore the work shall start now. you might as well get started. Les compétences du 21ème siècle À l’ère de la culture numérique, de nouvelles exigences apparaissent dans le domaine de l’éducation et de l’emploi. Au cours des vingt dernières années, plusieurs termes ont été utilisés pour les désigner, tels que compétences de base, compétences essentielles, compétences clés, etc. Cependant, durant les dernières années plusieurs modèles internationaux ont été proposés afin de lister et catégoriser les compétences du 21ème siècle. La première initiative sur ce sujet a été lancée en 2002 sous le nom de Partenariat pour les Compétences du 21ème siècle, ou P21, avec l’appui de America Online (AOL), Cisco Systems, Microsoft et du Ministère de l’Education des Etats Unis. Une autre initiative importante, initié en 2008, est l’ATC21S, l’organisation pour l’évaluation et l’enseignement des compétences du 21ème siècle. L’OCDE s’y est associée pour faire évaluer les tests PISA, servant à évoluer le niveau des élèves de 15 ans dans les pays de l’OCDE. Plus largement, dans de nombreux pays développés, des groupements d’experts se sont intéressés au sujet, de l’UNESCO à l’Union Européenne. Aujourd’hui, plusieurs milliers d’organisations dans le monde travaillent sur les compétences du 21ème siècle. Quelles sont donc les Compétences clés  du 21ème Siècle ? Mais avant de répondre à cette question, il convient  tout d’abord de définir qu’est-ce que la compétence. Pour  le professeur Jacques Tardif « la compétence est un savoir agir prenant appui sur la mobilisation et la combinaison efficaces d’une variété de ressources internes (savoir, capacité cognitive, capacité métacognitive, savoir-faire relationnel, savoir-faire procédural, ressources physiologiques, ressources émotionnelles, …) et externes (réseaux, logiciels, banques de données, ressources documentaires, membres du collectif, moyens de l’environnement professionnel, …) à l’intérieur d’une situation dans un contexte donné. » (Jacques Tardif, l’évaluation des compétences). Les chercheurs néerlandais, Joke Voogt et Nathalie Pareja Roblin, ont investigué les grands référentiels dont l’objectif est de promouvoir les compétences qui doivent être enseignées dans les écoles du 21e siècle. Trois de ces référentiels proviennent d’organismes internationaux bien connus : l’UNESCO, l’OCDE et l’Union Européenne. Quant aux autres, un provient de l’Australie et trois des États-Unis et ils ont la particularité d’avoir reçu des appuis de grandes institutions privées. Une indication, affirment les chercheurs, d’un « fort intérêt de la société civile pour les compétences du 21e siècle. » La comparaison du contenu des référentiels permet de constater que, si la définition des compétences du 21e siècle n’est pas stabilisée, les  référentiels suivants font consensus : -collaboration, -communication, -compétences liées aux technologies de l’information et des communications (TIC), -habiletés sociales et culturelles, citoyenneté. Les compétences identifiées dans la majorité des référentiels : -créativité et innovation -pensée critique, -résolution de problèmes, -capacité de développer des produits de qualité et productivité. D’autres compétences sont mentionnées plus rarement, telles que la capacité d’apprendre, l’autonomie (self-direction), la capacité de planifier, la flexibilité, l’adaptabilité ou la résolution de conflits, etc. Privilégiées entre toutes, les compétences liées aux TIC sont au cœur de tous les référentiels. Dans la plupart, elles sont regroupées en trois catégories : L’« information literacy » réfère à la capacité (1) à accéder de manière efficace à de l’information pertinente, (2) à évaluer l’information avec une approche critique et (3) à l’utiliser avec justesse et créativité. L’ «ICT literacy» réfère aux connaissances techniques qui permettent d’utiliser les technologies de l’information et de la communication. Elles peuvent aussi être comprises dans le sens plus large de l’utilisation des technologies digitales, des outils de communication et/ou des réseaux pour accéder, gérer, intégrer, évaluer et créer de l’information utile dans la société du savoir. La «technological literacy»

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Le chômage des jeunes augmente dans le monde

La situation de l’emploi à travers le monde n’est guère rassurante. Les perspectives s’annoncent d’ailleurs difficiles, surtout dans la conjoncture économique et politique actuelle à travers différentes régions du globe. L’Organisation Internationale du Travail, dans son rapport annuel sur les 15-24 ans, montre l’augmentation du nombre de jeunes en situation de pauvreté extrême malgré le fait qu’ils travaillent. Dans les pays émergents essentiellement. C’est un très net retournement de tendance. L’Organisation Internationale du Travail estime que le chômage des jeunes repart à la hausse en 2016 et 2017. L’OIT qui travaille à la fois sur les données conjointes du FMI et les statistiques nationales, estime que le taux mondial du chômage des jeunes entre 15 et 24 ans devrait atteindre 13,1% en 2016 et 2017 (contre 12,9% en 2015). Une hausse de 500 000 jeunes chômeurs. Des jeunes précarisés malgré leur emploi : Mais le plus inquiétant pour l’OIT est la proportion de jeunes, principalement dans les pays émergents, qui vivent dans une pauvreté extrême malgré le fait qu’ils aient un emploi : ils sont 156 millions dans ce cas-là, soit 37,7 % des jeunes travailleurs. 11 points de plus que les travailleurs adultes qui ne sont « que » 26% dans ce cas. L’Afrique subsaharienne a ainsi les taux de pauvreté au travail des jeunes les plus élevés au monde, avec près de 70 %. C’est aussi l’une des raisons de l’immigration : la proportion de jeunes de 15 à 29 ans désireux de s’installer de manière permanente dans un autre pays était de 20% en 2015, mais les tendances les plus élevées se trouvent en Afrique subsaharienne (38%), en Amérique latine et en Europe de l’Est (37%). Des disparités accrues entre hommes et femmes : Cela confirme pour l’OIT que l’objectif des Nations Unies d’éradiquer la pauvreté dans le monde d’ici 2030 ne pourra pas être atteint dans les conditions actuelles de croissance et d’organisation du travail. Pour Steven Tobin, économiste principal à l’OIT et principal auteur du rapport, cette hausse du chômage ou de la pauvreté malgré le travail s’explique par « une récession plus profonde qu’attendue dans quelques grands pays émergents exportateurs de matières premières et par la stagnation de la croissance dans certains pays développés». L’augmentation des taux de chômage des jeunes est particulièrement marquée dans certains pays émergents : en  Amérique latine ou dans les Caraïbes, il devrait passer de 15,7 % en 2015 à 17,1 % en 2017 et de 16,6 à 17,5 % en Asie centrale et occidentale. Pour Deborah Greenfield, Directrice générale adjointe de l’OIT, l’étude révèle de fortes disparités entre jeunes femmes et jeunes hommes sur le marché du travail. Les écarts se creusent. Ainsi, cette année le taux d’activité des jeunes hommes est de 53,9% et celui des jeunes femmes de 37,3 %. L’Asie du Sud, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sont les plus inégalitaires, puisque l’écart entre jeunes hommes et jeunes femmes y est supérieur à 30 points. Difficultés dans les pays développés : Les économies développées ne sont pas épargnées en particulier en ce qui concerne la répartition par âge de la pauvreté : les jeunes se substituent aux personnes âgées en tant que catégorie courant le plus fort risque de pauvreté. Par exemple, en 2014, la proportion des jeunes travailleurs dans l’UE des 28 qualifiés de plus exposés au risque de pauvreté s’élevait à 12,9% contre 9,6% pour les travailleurs adultes. Le problème est particulièrement grave dans certains pays où le risque de pauvreté pour les jeunes travailleurs dépasse les 20%. Globalement, les données récoltées par l’organisation caractérisent les difficultés de longue date du marché du travail. «Ce qui montre que le mécontentement à l’égard de la situation sociale, économique ou politique est en hausse», résume le rapport. Aujourd’hui, la pandémie de coronavirus aggrave le chômage chez les jeunes,  notamment en Afrique du Nord où le taux est le plus élevé dans le monde. De ce fait,  cette sous-région sera confrontée à des problèmes majeurs dans les années qui viennent.

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Déclin des classes moyennes

Déclin des classes moyennes La précarisation de l’emploi et la disparition progressive des métiers moyennement qualifiés sont en train d’entraîner un déclin progressif des classes moyennes. L’OCDE tire la sonnette d’alarme dans le rapport qu’elle vient de publier sur les classes moyennes. Après avoir, depuis une dizaine d’années consacrées une série de rapports à la montée des inégalités et à la panne de l’ascenseur social, l’OCDE s’est logiquement penchée sur les classes moyennes, les grandes perdantes de la dernière décennie. Le constat : au cours des 30 dernières années, les revenus moyens ont à peine augmenté et, dans tous les pays de l’OCDE, «la croissance des revenus médians a été moindre d’un tiers par rapport à la croissance du revenu moyen des 10% les plus riches ». Comme, dans le même temps, le coût des éléments essentiels au train de vie de la classe moyenne a augmenté plus vite que l’inflation (le logement en particulier) et que s’est rajouté à cela un contexte d’insécurité croissante de l’emploi et une transformation rapide des marchés du travail (un emploi sur six à revenu moyen est actuellement confronté à un risque élevé d’automatisation), les classes moyennes sont de plus en plus en difficultés : selon l’OCDE, plus d’un ménage à revenu moyen sur cinq dépense plus qu’il ne gagne et, en outre, il est devenu plus difficile pour les jeunes générations d’accéder à la classe moyenne. « Aujourd’hui, la classe moyenne ressemble de plus en plus à un bateau en eaux troubles » écrit l’OCDE. «Chaque décennie, 1% de la population cesse d’appartenir aux classes moyennes ». Ces menaces sur l’existence même des classes moyennes sont liées, pour une bonne partie, aux modifications de l’emploi et à la lente mais certaine disparition des emplois moyennement qualifiés. L’OCDE explique ainsi que, depuis la génération du boum des naissances (les gens nés entre 1943 et 1964), « chaque nouvelle génération a vu ses chances de faire partie de la classe moyenne diminuer ». La première raison en est qu’un « niveau de compétences plus élevé est désormais nécessaire pour faire partie de la catégorie des revenus intermédiaires ». En d’autres termes, pour les baby-boomers, il suffisait d’avoir des compétences professionnelles « intermédiaires » pour appartenir à la catégorie des revenus intermédiaires. Aujourd’hui, c’est fini car, si le niveau de compétences exigé a augmenté de façon générale, il l’a surtout fait pour la classe moyenne. Un chiffre : près de la moitié des travailleurs à revenu intermédiaire occupent des emplois hautement qualifiés, comparativement à un tiers il y a, seulement, deux décennies. Et, comme la part de travailleurs à revenu intermédiaire occupant des emplois moyennement qualifiés a diminué dans tous les pays, « il est devenu de moins en moins possible d’obtenir le même niveau de revenu que par le passé pour certains emplois. Cette nouvelle association entre les compétences professionnelles et le niveau de revenu peut aider à expliquer une partie de la frustration sociale, qui est au cœur du débat sur la pression qui s’exerce sur la classe moyenne », commente l’OCDE, car « un ménage ordinaire a besoin de deux revenus pour faire partie de la classe moyenne, alors que dans le passé, un seul apporteur de revenu occupant un emploi hautement qualifié était souvent suffisant. Toutefois, même avec deux revenus, il est de plus en plus difficile d’atteindre le niveau de revenu intermédiaire si au moins l’un des partenaires n’est pas hautement qualifié ». La menace de déclassification est bien plus forte pour la classe moyenne inférieure. A l’hyper-qualification nécessaire se rajoute pour elle la disparition des métiers de faible qualification entraînée par la révolution numérique : un travailleur à revenu intermédiaire actuel sur six occupe un emploi à risque élevé d’automatisation, un risque plus proche de celui auquel sont exposés les travailleurs à bas revenu (un sur cinq) que de celui auxquels sont exposés les travailleurs à haut revenu (un sur dix). L’OCDE estime donc prioritaire que tous les Etats membres entament des politiques extrêmement volontaires de correction de ces évolutions, principalement pour les classes moyennes inférieures. Les principales portant sur les systèmes de redistribution sociale et les politiques de logement, mais aussi sur la formation : « garantir l’accès à l’éducation et à la formation des adultes est un défi majeur. Actuellement, les adultes à revenu intermédiaire n’ayant pas fait d’études supérieures, notamment ceux d’un certain âge, se forment nettement moins que les personnes plus jeunes davantage diplômées. Des programmes d’éducation et de formation des adultes plus nombreux et plus innovants devraient cibler les personnes occupant des emplois moyennement qualifiés, ou les secteurs et régions particulièrement exposés au risque de mutations du marché du travail, pour doter les travailleurs à revenu intermédiaire des compétences nécessaires dans un monde du travail en mutation, et cela nécessitera une modernisation en profondeur de ces systèmes ». C’est une politique d’autant plus nécessaire que, selon le directeur de la Direction de l’emploi, du travail et des affaires sociales de l’OCDE, Stéphano Scarpetta «la classe moyenne est le centre de gravité de nos démocraties comme de nos économies». D’abord parce que, selon l’OCDE «la croissance est plus forte dans les pays où la classe moyenne est forte ». Ensuite parce que les classes moyennes jouent un rôle essentiel dans l’exigence d’éducation, la cohésion sociale, la stabilité politique et le fonctionnement des démocraties modernes. Ainsi, pour restaurer la paix sociale et stabiliser la société via l’élection de partis modérés, les décideurs politiques et économiques ont tout intérêt à combattre la montée des inégalités et le déclin de la classe moyenne. D’aucuns diront que combattre ces phénomènes coûtera de l’argent et se traduira probablement par des hausses des impôts. C’est effectivement probable, disent des économistes. Par contre, un peu à l’instar de la lutte aux changements climatiques, payer maintenant pour réduire les inégalités et renforcer la classe moyenne coûte bien moins cher que de ne rien faire et de ramasser les pots cassés plus tard.

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L’Afrique du Nord face aux défis du XXIème siècle

L’Afrique du Nord  face aux défis du XXIème siècle  Aboulmajd Abdeljalil Les mots clés Afrique du Nord, défis, Égypte, Libye, Algérie, Tunisie, Maroc. Introduction : L’Afrique du Nord est parfois appelée « Afrique blanche », du fait que la majorité de sa population est composée de « race blanche ». Ce terme s’oppose à celui d’« Afrique noire », désignant l’Afrique subsaharienne. Friedrich Hegel l’appelait également «Afrique Européenne». Espace historique de croisement de plusieurs populations, l’Afrique du Nord jouit d’un emplacement géographique stratégique. Elle s’étend sur un peu plus de 6 millions de Km²pour une population totale de 250 millions d’habitants en 2012. Bordée par la Méditerranée, le Sahara et l’Océan Atlantique, elle est composée par cinq pays : l’Algérie, la Libye, l’Egypte, la Tunisie et le Maroc. L’Afrique de Nord est une terre dotée de ressources naturelles abondantes. Dans le sol égyptien, il existe de nombreuses ressources: Pétrole, Gaz, Or, Minerai de fer. Son économie repose aussi sur le commerce le long du canal de Suez, les devises des émigrés du Golfe et le tourisme. L’Algérie et la Libye possèdent essentiellement les plus grandes réserves de pétrole et de gaz de la zone. La Tunisie est historiquement liée à l’agriculture et au tourisme, quant aux  mines, le phosphate est l’une des principales richesses minières du pays. Le sous-sol tunisien est en outre doté en gaz naturel, fer, plomb, zinc et mercure. Le Maroc possède d’importantes réserves de phosphate et dispose d’une industrie phosphatière développée lui conférant les rangs de premier exportateur et de troisième producteur au niveau mondial. Le Maroc occupe également une place de choix au niveau mondial pour un certain nombre de substances minérales.  Compte tenu de ses ressources, quels sont les enjeux géopolitiques de cette région. ? Quel sont les problèmes communs de l’Afrique du Nord ? Quels sont les principaux défis à relever pour ces pays ? Quel avenir pour l’Afrique du Nord? Avant  d’essayer de répondre  à ces questions, il convient tout d’abord de donner un  bref aperçu historique de l’Afrique du Nord. I- Aperçu Historiques Pour se projeter loin dans l’avenir, il faut donc prendre du recul et se replonger dans le passé.  Comme dit un proverbe africain « Pour savoir où tu vas, regarde d’où tu viens ».  L’Afrique du Nord n’est entré dans l’histoire qu’avec les Phéniciens qui, originaires du Moyen Orient, ont fondu Carthage en 814 avant J.C. Ils ont établi des relations avec les populations locales, qui sont les ancêtres des populations actuelles Berbères. Après les guerres puniques (264 à 146 av. J.-C) la partie Nord du continent africain entre dans l’empire romain), la méditerranée devient alors un Mare Nostrum homogène comme le montre les nombreux vestiges archéologiques de l’époque romaine. Le christianisme y fit son apparition, selon la légende, par saint Marc à Alexandrie en 60 et par le diacre saint Philippe en Ethiopie. En 400, 90% des Egyptiens sont chrétiens. Le grand théologien saint Augustin était évêque d’Hippone (354-430). De même, les Vandales (429) et les Byzantins (533) pénétraient dans les côtes d’Afrique du Nord, mais leurs occupations étaient brèves dans le temps et dans l’espace. Au VIIe siècle, l’Afrique du Nord subit les invasions arabes. Cette conquête est difficile et se limite à l’Ifriqiya des Romains. De là, les Arabes vont s’enfoncer vers le sud pour contrôler les routes du sel et de l’or à travers le Sahara qui devient alors une zone de contact entre les civilisations arabo musulmane au nord et animiste au sud. Au XVIe siècle, l’expansion turco-ottomane subjugua toute l’Afrique du Nord avant de buter sur le Maroc qui réussit à maintenir son indépendance en s’alliant à l’Espagne chrétienne.  Durant la période coloniale, l’Afrique du Nord fut partagée entre quatre puissances européennes. Les Britanniques s’installèrent en Egypte afin de pouvoir contrôler le canal de Suez. Les Italiens disputèrent le vide libyen à la Turquie. Quant au Maghreb, il fut en totalité rattaché au domaine français, à l’exception de la partie espagnole du Maroc. L’Égypte recouvrit son indépendance en 1922, la Libye en 1951, la Tunisie et le Maroc en 1956, et enfin l’Algérie en 1962. En dépit d’une « arabité » postulée et d’une islamité commune, les cinq pays composant l’Afrique du Nord eurent ensuite des destins divers illustrés par l’épisode dit des «printemps arabes». II- L’Afrique du Nord  face aux défis du XXIème siècle  Le monde d’aujourd’hui est marqué par une instabilité et une imprévisibilité accrues générant des risques de conflits et d’escalade élevés. Au début du XXIème siècle, les pays d’Afrique du Nord sont en proie aux mêmes défis politiques, sécuritaires et socioéconomiques que le reste du continent africain. a) Défis politiques et sécuritaire Les pays du nord de l’Afrique font face à des défis politiques sécuritaires graves. L’augmentation des dépenses militaires complique probablement encore plus les efforts afin de surmonter ces défis. Certes, les pays d’Afrique du Nord ne sont pas en guerre. Mais ils ne sont  pas en paix. Sur un fond de rivalité stratégique entre l’Algérie et le Maroc, des conflits interétatiques et intra étatiques, ainsi que l’impact de l’extrémisme islamique, entraînent une militarisation persistante et un état d’alerte antiterroriste permanent. En Egypte, l’armée piétine dans le Sinaï face à la guérilla islamique, cependant des réseaux fondamentalistes sont actifs dans le reste du pays. La Libye est dévastée par une guerre de tous contre tous, résultat de la guerre faite à l’ancien régime par une coalition inspirée par la France. La Tunisie est coupée en deux, le centre et le sud étant islamistes, cependant que le nord s’accroche à l’héritage « laïc » légué par Bourguiba. L’Algérie, qui subit de plein fouet la baisse du prix du pétrole, risque de ne plus être bientôt en mesure d’acheter la paix sociale. Quant au Maroc, dernier pôle régional de stabilité, la question sociale y est porteuse d’orages. C’est donc toute l’Afrique du Nord, c’est-à-dire tout le flanc sud de l’Europe, qui est menacé d’embrasement. La migration représente un  autre défi  important. Un grand nombre des jeunes les plus ambitieux et les plus entreprenants de l’Afrique se sentent obligés d’émigrer. Aucun pays ne peut se permettre de

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Trois raisons pour lesquelles la plupart des Africains ne sont pas sur Internet – et comment les connecter

Aujourd’hui, seule la moitié des personnes sont en mesure d’accéder à Internet. Beaucoup utilisent leur téléphone portable pour accéder à une gamme de services en ligne qui améliorent la vie dans des domaines tels que la santé, les compétences et l’éducation, la finance et l’emploi, ainsi que l’information et le divertissement. Grâce aux réseaux mobiles, les enregistrements numériques des naissances sont activés pour des millions d’enfants qui n’ont pas d’identité formelle. L’inclusion financière est également devenue possible pour environ 1,7 milliard de personnes exclues des systèmes bancaires traditionnels, leur donnant accès à l’assurance, au crédit et aussi à l’énergie grâce à de simples systèmes de paiement. La liste de choses à faire la plus importante au monde – les objectifs de développement durable des Nations Unies – reflète le consensus mondial sur l’importance de la connectivité et de l’accès universel et abordable à Internet. L’inclusion numérique est un catalyseur clé et un outil essentiel pour la réalisation des autres ODD, comme le rapporte la GSMA – l’organisme qui représente les intérêts des opérateurs de téléphonie mobile dans le monde entier.  Si la portée d’Internet, principalement via le mobile 3G +, s’est considérablement étendue ces dernières années, il existe toujours un «écart de couverture» de plus de 800 millions de personnes vivant dans des zones non couvertes par les réseaux. À la fin de 2018, 44% de la population mondiale non couverte se trouvait en Afrique subsaharienne. Il existe un «écart d’utilisation» encore plus important avec plus de 3,2 milliards de personnes vivant dans des zones couvertes par les réseaux 3G + mais n’utilisant pas les services Internet. Moins d’une personne sur quatre en Afrique accède à Internet aujourd’hui . Par conséquent, les trois quarts de la fracture numérique ne sont pas un problème de couverture. La fracture numérique est loin d’être uniquement un problème de technologie ou de connectivité. Mais alors quelles sont les raisons? Le «fossé d’utilisation» est un rappel fort des divisions sociales, culturelles et générationnelles dans nos sociétés. 1. Abordabilité. Le coût des combinés, de l’énergie et des données est encore trop élevé pour certaines populations. Alors que les solutions à faible coût s’améliorent pour les combinés comme pour les kits et les réseaux d’énergie solaire, une collaboration accrue de toutes les parties prenantes et des gouvernements reste essentielle pour abaisser les barrières et faciliter l’accès pour tous. 2. Manque de compétences numériques et d’alphabétisation. Le principal obstacle à l’utilisation de l’Internet mobile dans les pays à revenu faible et intermédiaire ainsi qu’un problème majeur dans les pays développés. La population restante non connectée est analphabète de manière disproportionnée ou a de faibles niveaux d’alphabétisation. La transformation numérique de nos sociétés apporte plus d’opportunités aux connectés, mais fait de l’analphabétisme numérique la nouvelle frontière de l’inclusion. 3. Le manque de contenu dans les langues locales représente un problème majeur en dehors des États-Unis, de l’UE et de la Chine. Le contenu et les services doivent être pertinents pour les citoyens et répondre à leurs besoins. Combler le «déficit de couverture» des 800 derniers millions est aussi, avant tout, un défi économique. Les zones sans couverture sont généralement des zones rurales avec de faibles densités de population, de faibles niveaux de revenu par habitant et des infrastructures moins développées ou inexistantes. Le déploiement de nouvelles stations de base dans les zones rurales peut coûter jusqu’à deux fois plus cher, tandis que les prévisions de revenus peuvent être jusqu’à 10 fois inférieures à celles de l’équivalent urbain. Les opérateurs de télécommunications s’efforcent de couvrir la plupart de ces domaines de manière efficace, afin d’étendre autant que possible la portée des réseaux commercialement durables en réduisant les coûts de déploiement grâce à de nouvelles innovations techniques dans des domaines clés tels que l’électricité, le backhaul et les technologies de stations de base à faible coût. . De nouveaux modèles de réseau voient le jour en Afrique, en Inde, au Mexique, mais une couverture complète pourrait encore prendre des décennies. La question de l’accès à Internet va au-delà des paramètres des affaires normales et différentes parties prenantes y travaillent depuis quelques années. De nombreuses initiatives, telles que la Commission du haut débit pour le développement durable, l’Alliance pour un Internet abordable, le Groupe de travail sur l’économie numérique (une initiative conjointe de l’UE et de l’Union africaine), ont toutes fait beaucoup pour renforcer l’importance du haut débit dans l’agenda politique international, et encourager les secteurs public et privé ainsi que la société civile à travailler ensemble sur la base de recommandations concertées sur les politiques. Les initiatives de la Banque mondiale pour financer le développement numérique, comme le Partenariat pour le développement numérique ou récemment «Moonshot for Africa», ont des objectifs clairs pour allouer un financement financier important pour soutenir les partenariats et les politiques nécessaires. L’initiative mondiale Internet pour tous du Forum économique mondial a également rapidement atteint un bon élan sur la scène internationale, avec le lancement du rapport éponyme. Il continue de fournir un soutien à certains partenaires nationaux et régionaux (Argentine, Rwanda et Afrique du Sud), ainsi qu’à Smart Africa et à la Banque interaméricaine de développement, et est utilisé pour examiner des modèles de prestation innovants, des modèles d’investissement et des questions de politique et de réglementation. . De l’autre côté, le projet Telecom Infra, avec des représentants d’Internet, des télécommunications, des fournisseurs et des intégrateurs, cherche à créer de nouvelles technologies et à développer des approches innovantes pour déployer l’infrastructure de réseau de télécommunications de manière plus rentable, en particulier dans les zones reculées et rurales. Celles-ci coïncident avec des initiatives telles que la GSMA Connected Society Innovation for Rural Connectivity. Ces initiatives apportent des contributions essentielles à l’inclusion numérique. Cependant, il est maintenant temps de passer à l’échelle et d’accélérer, car le temps presse lorsque l’on considère l’écart grandissant qui est en jeu. Les grands déploiements sont essentiels dans des domaines qui sont aujourd’hui considérés comme «au-delà des affaires». Celles-ci nécessitent la coopération des gouvernements et des institutions financières avec des opérateurs qui assurent une présence locale et de grandes capacités opérationnelles. Pour atteindre l’échelle, le profil et l’impact, il est important pour ces organisations d’impliquer l’industrie mobile et ses capacités opérationnelles déployées localement afin

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Une population réduite dans un monde multipolaire

DR Aboulmajd Abdeljalil Président du CCES Une nouvelle étude publiée dans la prestigieuse revue britannique «The Lancet» le 15 juillet 2020 remet en effet en cause le scénario central de l’ONU qui voit la population mondiale passer de 7,7 milliards d’individus aujourd’hui à 9,7 milliards en 2050 puis à 10,9 milliards en 2100. Ainsi, la Terre abritera 8,8 milliards d’âmes en 2100, au lieu 10,9 milliards, soit deux milliards de moins que les projections actuelles de l’ONU. D’ici la fin du siècle, 183 des 195 pays – à moins d’un afflux d’immigrants – seront tombés en dessous du seuil de remplacement nécessaire pour maintenir les niveaux de population. Plus de 20 pays – dont le Japon, l’Espagne, l’Italie, la Thaïlande, le Portugal, la Corée du Sud et la Pologne – verront leur nombre diminuer d’au moins la moitié. La Chine chutera presque autant, passant de 1,4 milliard de personnes aujourd’hui à 730 millions dans 80 ans. L’Afrique subsaharienne, quant à elle, triplera de taille pour atteindre quelque trois milliards d’habitants, le Nigéria atteignant à lui seul près de 800 millions en 2100, juste derrière le 1,1 milliard de l’Inde. Le professeur Christopher Murray estime que ces prévisions suggèrent de bonnes nouvelles pour l’environnement, avec moins de stress sur les systèmes de production alimentaire et des émissions de carbone plus faibles, ainsi qu’une opportunité économique significative pour certaines parties de l’Afrique subsaharienne. Pour les pays à revenu élevé de cette catégorie, les meilleures solutions pour maintenir les niveaux de population et la croissance économique seront des politiques d’immigration flexibles et un soutien social pour les familles qui veulent des enfants, conclut l’étude. Cependant, face à la diminution de la population, il existe un danger très réel que certains pays envisagent des politiques qui restreignent l’accès aux services de santé reproductive, avec des conséquences potentiellement dévastatrices, a averti Murray. À mesure que la fécondité diminue et que l’espérance de vie augmente dans le monde, le nombre d’enfants de moins de cinq ans devrait baisser de plus de 40%, passant de 681 millions en 2017 à 401 millions en 2100, selon l’étude. À l’autre bout du spectre, 2,37 milliards de personnes – plus d’un quart de la population mondiale – auront alors plus de 65 ans. Ceux de plus de 80 ans passeront d’environ 140 millions aujourd’hui à 866 millions en 2100. Une forte baisse du nombre et de la proportion de la population en âge de travailler posera également d’énormes défis dans de nombreux pays. Le nombre de personnes en âge de travailler en Chine, par exemple, passera d’environ 950 millions aujourd’hui à un peu plus de 350 millions d’ici la fin du siècle – une baisse de 62%. Le déclin en Inde devrait être moins prononcé, passant de 762 à 578 millions. Au Nigéria, en revanche, la population active passera de 86 millions aujourd’hui à plus de 450 millions en 2100. D’ici 2050, le produit intérieur brut de la Chine dépassera celui des États-Unis, mais retombera à la deuxième place d’ici 2100, prévoient les chercheurs. Le PIB de l’Inde augmentera pour prendre la troisième place, tandis que le Japon, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni resteront parmi les 10 plus grandes économies du monde. Le Brésil devrait passer de la huitième à la 13e place aujourd’hui, et la Russie de la 10e à la 14e place. Les puissances historiques, l’Italie et l’Espagne, quant à elles, passent du top 15 au 25e et au 28e rang, respectivement. L’Indonésie pourrait devenir la 12e économie mondiale, tandis que le Nigéria – actuellement 28e – devrait se classer parmi les 10 premiers. « D’ici la fin du siècle, le monde sera multipolaire, avec l’Inde, le Nigéria, la Chine et les États-Unis comme puissances dominantes », a déclaré le professeur Richard Horton. عالم جديد متعدد الأقطاب يتراجع سكانه  أبو المجد عبدالجليل ستكون الأرض موطنا لـ 8,8 مليار نسمة في عام 2100، أي أقل بنحو 2 مليار من توقعات الأمم المتحدة الحالية، وهذا وفقا لدراسة المجلة العلمية البريطانية The Lancet، والتي تتنبأ بنشوء تحالفات عالمية جديدة تتشكل من خلال تراجع سكان العالم. ورجحت هذه الدراسة أن يصل عدد سكان كوكبنا في العام 2100 إلى 8.8 مليار نسمة، أي أقل بمليارين من التوقعات الأممية، بسبب معدل النمو السكاني السلبي المتوقع خلال النصف الثاني من القرن الراهن. وستشهد أكثر من 20 دولة -من بينها اليابان، إسبانيا، إيطاليا، تايلاند، البرتغال، كوريا الجنوبية وبولندا-تراجع عدد سكانها بمقدار النصف على الأقل. كما ستشهد الصين تراجعا من 1.4 مليار شخص حاليا إلى 730 مليون خلال 80 عاما. وخلال ذلك، ستشهد منطقة إفريقيا جنوب الصحراء ارتفاعا في عدد السكان إلى حوالي 3 مليار شخص، وستبلغ نيجيريا وحدها حوالي 800 مليون نسمة في عام 2100. ويقول البروفيسور كريستوفر موراي، مؤلف مشارك في الدراسة بأن هذه التوقعات هي بمثابة أنباء جيدة للبيئة، حيث تتيح ضغوط أقل على أنظمة إنتاج الأغذية وانخفاض في انبعاثات الكربون، وأيضا فرصة اقتصادية كبيرة لمنطقة إفريقيا جنوب الصحراء. ووجدت الدراسة أنه مع تراجع معدل الخصوبة وارتفاع متوسط العمر المتوقع في العالم، فقد ينخفض عدد الأطفال تحت سن الخامسة بنسبة أكثر من 40%، أي من 681 مليون في عام 2017 إلى 401 مليون في عام 2100. ومن جهة أخرى، سيكون 2.37 مليار شخص أي أكثر من ربع سكان العالم، سنهم أكبر من 65 عاما بحلول 2100. وسيرتفع عدد من يبلغ سنهم 80 عاما من 140 مليون حاليا إلى 866 مليون بحلول 2100. يقول البروفيسور إميل فولسيت أن المجتمعات ستكافح من أجل النمو بعدد أقل من اليد العاملة ودافعي الضرائب. على سبيل المثال، في الصين سيتراجع عدد الأشخاص في سن العمل من حوالي 950 مليون شخص حاليا إلى حوالي 350 مليون شخص بحلول نهاية القرن الحالي أي تراجع بنسبة 62%. وفي الهند سيكون التراجع خفيفا، من حوالي 762 مليون إلى 578 مليون شخص. أما في نيجيريا، سترتفع قوة العمل من 86 مليون حاليا إلى أكثر من 450 مليون شخص في عام 2100. تتوقع الدراسة أيضا أنه بحلول 2050، سيتفوق الناتج المحلي الإجمالي للصين على الولايات المتحدة، لكن سيتراجع إلى المركز الثاني بحلول عام 2100. سيرتفع الناتج المحلي الإجمالي للهند ليحتل المرتبة الثالثة، بينما ستبقى اليابان، ألمانيا، فرنسا، والمملكة المتحدة ضمن أكبر 10 اقتصاديات في العالم. ومن المتوقع أن تتراجع البرازيل في الترتيب من المركز الثامن إلى الثالث عشر، وروسيا

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